CHAMPEY Raymond, Célestin [Pseudonyme dans la Résistance : René Chalon]

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

Né le 23 juin 1920 à Margès (Drôme), sommairement exécuté le 23 juillet 1944 (date officielle : 26 juillet 1944) au Gua (Isère) ; mécanicien ajusteur ; résistant de l’Armée secrète, homologué Forces françaises de l’Intérieur avec le grade de sergent, et interné résistant (D.I.R.)

Raymond CHAMPEY
Raymond CHAMPEY

Raymond Champey était le fils de Juste, facteur, et de Rose Rousset, ménagère. Il fut En juillet 1939, il s’engagea comme volontaire et fut affecté à la base aérienne de Toulouse Francazal. Démobilisé en août 1940.
Mécanicien ajusteur, il épousa Paulette, Marguerite, Madeleine Roch le 7 mars 1942 à Bourg-de-Péage (Drôme). Le couple avait un enfant.
Envoyé à Leipzig (Allemagne) pour le S.T.O. le 11 février 1943, il profita d’une permission pour s’engager dans la Résistance à Bourg-de-Péage, puis rejoignit le maquis du Vercors, secteur 8 de l’AS-Isère, et fut affecté le 9 juin 1944 à la compagnie Abel où il exerçait les fonction de mécanicien. Son épouse devint agent de liaison entre le Vercors et Romans-sur-Isère (Drôme).
Après l’ordre de dispersion, il fut arrêté avec Albert Braun et Gaston Lantheaume, alors qu’ils tentaient de quitter le massif du Vercors, probablement à Saint-Guillaume (Isère).
Le neuf août 1944, à « Revolleyre, ancienne usine à ciments » , disent les actes de décès, sept cadavres furent retrouvés.
L’un des actes de décès rédigés le 10 août 1944 contient les indications suivantes : « Individu de sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort paraît remonter à quinze jours environ. Le signalement est le suivant : âgé de vingt-six ans environ, taille moyenne, forte corpulence, impression de force et puissance, maillot rouge sur la peau, chemise kakie de l’armée, chandail bleu sur la chemise, pantalon, socquettes brunes, tabac dans les poches, mouchoirs initiales R.C., calvitie centrale, ceinture de cuir tressée. »
La date du décès fut fixée au 26 juillet 1944.
Le corps fut enterré au cimetière de Saint-Barthélemy-du-Gua, commune du Gua sous le n°4 et fut identifié le 20 septembre 1944 par son épouse comme étant celui de Raymond Champey.
Il repose désormais au cimetière communal de Romans-sur-Isère (Drôme) dans la même tombe que son beau-frère Georges Roch, fusillé le 27 juillet 1944 à Saint-Agnan-en-Vercors (Drôme).
Raymond Champey obtint la mention "Mort pour la France", fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur avec le grade de sergent, et interné résistant.
Il fut décoré de la médaille de la Résistance, de la médaille Militaire et de la croix de Guerre avec étoile d’argent à titre posthume.
Son nom figure sur le monument commémoratif érigé au lieu-dit Revolleyre, commune du Gua, sur les monuments aux morts de Marches (Drôme) et de Bourg-de-Péage et sur le Mémorial départemental de la résistance à Saulce-sur-Rhône (Drôme).


Voir : Le Gua


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182798, notice CHAMPEY Raymond, Célestin [Pseudonyme dans la Résistance : René Chalon] par Robert Serre, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 17 octobre 2017, dernière modification le 23 avril 2021.

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

Raymond CHAMPEY
Raymond CHAMPEY

SOURCES : Arch. Dép. Isère, Mémorial de l’oppression, 2 MI 2233, transmis par B. Tixier, Association "Histoire et patrimoine du Gua" — SHD Vincennes, GR 16 P 118420 (à consulter) ; GR 19 P 38/16 — 1939-1945 au Gua, Secteur IV Balcon est du Vercors, Histoire et patrimoine du Gua, août 2019 — Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms.— Archives remises à l’AERD par le fils d’André Vincent-Baume, puis déposées aux Arch. Dép. Drôme. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 260. — Monument aux morts Bourg-de-Péage et Marches. — État civil.

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