TRAMOY Roger, Charles

Par Jean-François Poujeade

Né le 6 août 1913 à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), mort le 4 août 2002 à Saint-Vallier (Saône-et-Loire)  ; militant communiste et syndicaliste à Boulogne-Billancourt (Seine, Hauts-de-Seine) puis dans le Bassin minier de Blanzy.

Quatrième garçon d’une famille de six, Roger Tramoy était issu d’un milieu modeste, son père est mineur et sa mère tient une petite épicerie. Il quitta l’école avant ses douze ans, aide sa mère puis se fit embaucher a treize ans et demi comme « mousse » dans une entreprise de terrassement qui travailla pour les mines de Blanzy. À quatorze ans, il put commencer à travailler à la mine mais, deux de ses frères étant chez Renault à Boulogne, il « monta » à Paris en 1930. Apprenti chaudronnier, il était peu payé ; il quitta donc Renault pour faire divers métiers (plongeur en restaurant, garçon de café, monteur de charpente métallique, ouvrier dans une entreprise de chauffage central) puis retourna chez Renault en 1932 comme ouvrier spécialisé. En 1934, parrainé par Lagache, il s’occupa de la cellule communiste de l’atelier 71, il participa, avec Alfred Coste et Jean-Pierre Timbaud, aux contre-manifestations de février 34 puis à toutes les luttes de l’époque, dont bien évidemment, celles du Front populaire. Il adhéra au Parti communiste en 1936..
En novembre 1938, il fut licencié pour fait de grève, s’ensuivit une courte période de chômage (son carnet de travail trahit son activisme politique) puis se fit embaucher par connaissance (c’est la seule façon qui lui restait pour trouver du travail) aux Wagons-Lits comme magasinier.
Mobilisé en 1939, il assista à la drôle de guerre puis à la débâcle ; avec beaucoup de chance et de courage, il échappa deux fois à la capture et avec trois autres soldats, il arriva en Bourgogne. A Montceau, il se fit embaucher comme manœuvre puis retrouva la mine. Il essaya de rentrer en contact avec des militants mais la période était difficile. Continuant son travail à la mine il prit part à la Résistance active dans cette région minière où il existait un fort noyau communiste dès l’avant-guerre. À la fin de la guerre, il fit partie du Bataillon Valmy, groupe FTPF très actif dans la région, son surnom dans l’illégalité est Waldeck Roger
Dès la Libération Roger Tramoy fut membre du comité fédéral du parti et secrétaire de la section des Gautherêts, cité minière de la banlieue de Montceau-les-Mines. Il fut candidat en sixième position sur la liste communiste aux législatives de novembre 1946, liste conduite par Waldeck Rochet*. Il resta membre du comité fédéral jusqu’en 1953.
Militant syndicaliste, il fut président de la commission paritaire régionale et au conseil d’administration de l’Union Régionale. En 1948 lors de la grande grève des mineurs, il siégea au bureau syndical CGT des mineurs de Montceau et fut mineur, poste dont il sera démis pour l’avoir abandonner lors des grèves.
Marié en 1948 à Yonne Dumerger, militante communiste originaire de Blanzy, son fils Christian est militant communiste à Saint-Vallier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182902, notice TRAMOY Roger, Charles par Jean-François Poujeade, version mise en ligne le 30 juillet 2016, dernière modification le 26 décembre 2018.

Par Jean-François Poujeade

SOURCE : entretien avec Roger Tramoy, 1998

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