WINGERING Jean

Par Jean-Marie Conraud

Né le 7 février 1935 à Florange (Moselle), mort en 2008 ; électricien ; permanent de la JOC pour la région de l’Est ; militant syndical à la CFTC-CFDT ; président de plusieurs associations populaires familiales.

Fils unique d’un manœuvre à la SNCF avant d’être embauché comme garde-vestiaires à la SOLLAC. Jean Wingering, ayant obtenu son certificat d’études en 1949, entra au centre d’apprentissage de De Wendel pour préparer un CAP d’électricien qu’il obtint en 1953. Il travailla ensuite comme électricien aux hauts-fourneaux du Patural à Hayange (Moselle). Il découvrit la JOC en 1951 quand il était en apprentissage. Il vendait le journal Témoignage chrétien quand l’abbé Klarés lui demanda s’il ne souhaiterait pas rejoindre une section jociste qui démarrait. Il fut responsable de cette section avant de devenir en 1953 membre de l’équipe fédérale de la vallée industrielle de la Fensch. En 1959, il fut sollicité pour devenir permanent. Il fit partie du secrétariat national à partir du 1er avril.

Jean Wingering rejoignit l’équipe nationale qui comptait alors vingt-quatre permanents. Il fut chargé de suivre les fédérations des départements de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle, de la Côte-d’Or, de la Nièvre et de la Saône-et-Loire. La région Est regroupait à ce moment-là, l’Alsace, la Lorraine, le Territoire de Belfort, la Bourgogne et la Franche-Comté. Il passait environ quinze jours par mois à Paris et quinze jours sur le terrain.

Son mandat prit fin le 28 février 1963. Il se maria deux mois plus tard, le 29 avril, avec Anne-Marie Viala née en 1944, ouvrière en confection et adhérente à la JOC. Ils allaient avoit quatre filles. Après son mariage, Jean Wingering reprit son travail dans la sidérurgie comme électricien à Usinor-Thionville. En 1968, on lui proposa d’entrer au Conseil social et culturel de Moselle comme conseiller en gestion des associations à caractère familial, social ou culturel. Il accepta, mais il eut l’impression d’avoir un peu trahi le mouvement ouvrier. Au bout de trois ans, sous l’impulsion de Pierre Belleville, il démarra une coopérative populaire de consommation pour les « Associations populaires familiales ». Deux mille familles furent adhérentes et la coopérative employait cinq salariés. Il lança le principe des livraisons à domicile, mais se trouvant en opposition avec des militants qui contestaient ce rôle de gestionnaire, il cessa de s’en occuper en 1974 et la coopérative s’arrêta un an plus tard.

Jean Wingering fut pendant quatre mois prospecteur-placier à l’ANPE. Découvrant que le travail bureaucratique ne l’intéressait pas, il démissionna pour entrer au centre de réadaptation au travail de Plappeville comme adjoint de direction. Il assuma cette fonction de 1974 à 1995, année de son départ en retraite.

Jean Wingering fut toujours syndiqué à la CFTC puis à la CFDT. Il assuma des mandats de délégué du personnel et de délégué au comité d’entreprise dans la sidérurgie et au centre de réadaptation. Il fut le premier président de l’Association populaire familiale de Florange vers 1964 puis membre de la même association à Metz-Borny vers 1970. En même temps, il siégeait au conseil départemental jusqu’à son départ de la coopérative. Il militait avec son épouse à Culture et Liberté.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182942, notice WINGERING Jean par Jean-Marie Conraud, version mise en ligne le 1er août 2016, dernière modification le 1er août 2016.

Par Jean-Marie Conraud

SOURCES : Arch. JOC (SG), fichier des anciens permanents. — Arch. JOC (AD 92) : listes d’anciens permanents (44J-1134A). — Témoignage de l’intéressé recueilli par Jean-Marie Conraud (octobre 1997).

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