DESCOUR Jacques (« La Flèche »), dit DESCOUR fils

Par Robert Serre, Jean-Pierre Ravery

Né le 20 août1925 à Sarrelouis (Allemagne), tué le 21 juillet 1944 à Vassieux-en-Vercors (Drôme), résistant FFI.

Jacques Decour au Prytanée

Jacques Descour habitait à Montbrison-sur-Lez. Fils aîné du colonel (futur général) Marcel Descour, il était élève au Prytanée et préparait le concours d’entrée à Saint-Cyr. Il fit partie des 60 étudiants de la JEC qui venaient de Lyon pour recevoir une instruction militaire en vue de leur affectation ultérieure comme cadres du maquis. Le 6 juin 1944, sous la direction de Jean Mourgues, il commanda un réseau d’une vingtaine d’agents de liaison, puis il rejoignit le Vercors. Il fut tué parmi les premiers au combat de Vassieux, le 21 juillet 1944, près de la mitrailleuse sur laquelle il s’était précipité à l’arrivée des planeurs, tout à côté de l’actuelle nécropole de Vassieux.
Son nom figure sur les monuments aux morts de Montbrison et de Taulignan. Il fut homologué au grade de sous-lieutenant FFI . La médaille militaire et la crois de guerre lui furent décernées à titre posthume accompagnées d’une citation élogieuse : " Le 21/07/1944 à Vassieux, a fait preuve d’une magnifique bravoure au cours d’une attaque aérienne très violente à basse altitude, protégeant l’atterrissage de troupes ennemies aéroportées. Encerclé par l’ennemi, s’est défendu jusqu’à épuisement de ses munitions. A trouvé une mort glorieuse alors qu’il cherchait à rejoindre nos lignes. Restera dans la mémoire des troupes du Vercors, un des exemples les plus purs de courage et d’esprit de sacrifice, ainsi que le symbole de la jeunesse de France qui a su se dresser pour libérer la Patrie ".
Jacques Descour repose à la nécropole nationale de Vassieux-en-Vercors, carré A, rang 1, tombe 10.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182955, notice DESCOUR Jacques (« La Flèche »), dit DESCOUR fils par Robert Serre, Jean-Pierre Ravery, version mise en ligne le 1er août 2016, dernière modification le 2 septembre 2020.

Par Robert Serre, Jean-Pierre Ravery

Jacques Decour au Prytanée

SOURCES : Jean Veyer, Souvenirs… p. 107. Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms. — Association Nationale des Pionniers et Combattants volontaires en Vercors, Le Vercors raconté par ceux qui l’ont vécu, 1990, p. 186. Fédération des Unités combattantes de la Résistance et des FFI de la Drôme, Pour l’amour de la France, Peuple Libre, Valence, 1989, p. 101-102, 163, 240. — Archives remises à l’AERD par le fils d’André Vincent-Baume, puis déposées aux Arch. Dép. Drôme. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 279. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 229.— Patrice Escolan, Lucien Ratel, Guide-mémorial du Vercors résistant, Le cherche-midi éditeur, Paris, 1994, p. 283. – SHD Vincennes GR 16 P 178940

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