VERDIER René, Célestin

Par André Balent

Né le 25 mai 1925 à Onet-le-Château (Aveyron), mort exécuté sommaire le 6 août 1944 à Millau (Aveyron) ; apprenti tourneur ; résistant (FTPF).

René Verdier (1925-1944)

René Verdier était originaire d’Onet-le-Château commune située à proximité de Rodez (Aveyron), au nord de cette ville. Il naquit à Loustalnau (l’Oustal Nau), une ferme et lieu-dit de de cette commune, aujourd’hui transformé en zone de lotissements pavillonnaires. Il était le fils de Philippe, Firmin, cultivateur âgé de quarante ans et d’Henriette, Caroline Lacroix, son épouse, âgée de trente-huit ans. La famille habitait à Loustalnau, dans la la commune d’Onet.
René Verdier avait intégré le maquis Alfred-Merle (4205e compagnie des FTPF) fondé en avril 1944 près de Coudols dans le Lévézou (Voir Perrutel Marceau). Il fut arrêté en compagnie de ce dernier et d’Henri Froment alors qu’ils s’apprêtaient à prendre en charge des déserteurs arméniens de l’Ost Legion. Incarcéré à l’hôtel de la Compagnie du Midi près de la gare de Millau, il fut, avec ses deux compagnons de maquis, sauvagement torturé dans les caves de cet établissement, par la Sipo-SD. Les trois FTPF avaient été trahis par l’un d’entre eux.

Le 6 août 1944, ils furent tous trois conduits, à deux kilomètres au nord de la ville de Millau, sur les hauts du Crès près du ravin de la Borie Blanque. Les corps mutilés, les mains liées dans le dos, furent retrouvés le 8 août par D. Cacho, berger de la métairie de la Borie Blanque.

Le nom de René Verdier figure sur le monument commémoratif du haut du Crès, aux côtés de ceux de Perrutel et de Froment. La stèle porte l’inscription suivante : « Pour que vive la France, ici sont tombés lâchement torturés et assassinés par les Allemands les FTPF Marceau Perrutel Henri Froment André [pour René] Verdier Français souvenez-vous ». Son nom figure aussi sur le monument mémorial de Sainte-Radegonde (Aveyron) (Voir Sainte-Radegonde, champ de tir (17 août 1944)).

René Verdier reçut la mention "mort pour la France" inscrite le 14 novembre 1945 en marge de son acte de naissance à l’état civil d’Onet-le-Château.

Voir : Millau, La Borie Blanque, 6 août 1944 (ou 5 août selon certaines sources)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183251, notice VERDIER René, Célestin par André Balent, version mise en ligne le 10 août 2016, dernière modification le 9 mai 2021.

Par André Balent

René Verdier (1925-1944)

SOURCES : — Arch. com. Onet-le Château, état civil, acte de naissance de René Verdier. — Gérard Bouladou, Les maquis du Massif Central méridional 1943-1944. Ardèche, Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère, Tarn, Nîmes, Lacour Rediviva, 2006, 617 p. [pp. 377-378]. — Christian Font, Henri Moizet, Maquis et combats en Aveyron. Opinion publique et Résistance. Chronologie 1936-1945, Rodez & Toulouse, ONAC Aveyron, ANACR Aveyron, CRDP Midi-Pyrénées, 2e édition, 2001, 412 p. [pp. 323-324 : p ; 349]. — Christian Font, Henri Moizet, Construire l’histoire de la Résistance. Aveyron 1944, Rodez & Toulouse, CDDP Rodez, CDHIP Rodez, CRDP Midi-Pyrénées, 1997, 343 p. [p. 183 ]. — Raymond Fournier, Terre de combat. Récits sur la résistance, Ille-sur-Têt, Maury imprimeur, 1973, 344 p. [p. 85]. — Site MemorialGenWeb consulté le 10 août 2016. — État civil.

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