LIEBER Jean-Claude [Pseudonyme dans la Résistance : Jean Claude

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

Né le 13 juin 1922 à Grenoble (Isère), sommairement exécuté le 31 juillet 1944 à Die (Drôme) ; scout ; résistant homologué Forces françaises de l’Intérieur

Jean-Claude Lieber
Jean-Claude Lieber

Jean-Claude Lieber était le fils de Gaston Lieber, négociant, et de Anne Geissmann, sans profession.
Il entra aux EIF (Éclaireurs israélites de France) créés à Grenoble lors de l’arrivée massive des réfugiés en 1940-1941.
Dès la création de la Sixième-EIF (clandestine) en 1942, il participa à la confection de faux papiers et à la recherche de planques. Il accompagna aussi des convois vers la frontière suisse.
En juillet 1944, les Allemands devinrent de plus en plus violents.
Les groupes vers la Suisse devenant moins nombreux au départ de Grenoble, Jean-Claude Lieber s’engagea dans les FFI (Forces françaises de l’intérieur) du Vercors.
Il rejoignit les rangs du 11ème Régiment de Cuirassiers reconstitué dans le Vercors.
Après que l’ordre de dispersion eut été donné le 23 juin 1944, il décida de quitter le massif, essaya de rejoindre la vallée de la Drôme et trouva refuge dans l’hôpital de Die (Drôme).
Reconnu comme Juif par un milicien grenoblois, il fut abattu par celui-ci d’une balle dans la nuque à Die le 31 juillet 1944.
L’acte de décès n° 102 du 1er août 1944 porte les indications suivantes : « Le trente-un juillet mil neuf cent quarante quatre, seize heures, est décédé avenue Aristide Briand, , un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie. Le signalement est le suivant : âge approximatif 21 ans, taille 1m60, cheveux bruns légèrement crépus rejetés en arrière, blouson cuir, pantalon velours côtelé bleu marine (système marin), cicatrice sous le menton côté gauche, traces de points de sutures côté droit, petite dépression à la tempe gauche. »
Un jugement du tribunal civil de Die du 13 mars 1945 signifia que cet acte de décès s’appliquait à Jean-Claude Lieber.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, membre des forces françaises de l’Intérieur.
Il est maintenant enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble, carré 19, rang 9, emplacement 04931
Son nom figure sur la stèle des fusillés de Die, sur la plaque commémorative du Lycée Champollion à Grenoble et sur une plaque commémorative apposée au siège des Éclaireuses et Éclaireurs Israélites de France, 27 avenue de Ségur, Paris (VIIe arr.).
Le nom de Jean-Claude Lieber figure également sur la liste des victimes établie par le Mémorial de la Shoah à Paris et sur celle du Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem (Israël).

Numéro de son dossier déposé au Mémorial de la Résistance juive en France à Yad Vashem Jérusalem : 77.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183459, notice LIEBER Jean-Claude [Pseudonyme dans la Résistance : Jean Claude par Robert Serre, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 11 septembre 2017, dernière modification le 21 novembre 2020.

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

Jean-Claude Lieber
Jean-Claude Lieber

SOURCES : Arch. Dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 406 et 542 — SHD Vincennes GR 16 P 372310 (à consulter) — AVCC Caen, AC 21 P 76873 (à consulter) — Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms. Veyer : Jean Veyer, Souvenirs… p. 73. L-E Dufour, Drôme terre de liberté, PL-NT 1994, p. 195. Archives remises à l’AERD par le fils d’André Vincent-Baume, puis déposées aux Arch. Dép. Drôme. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 269. — Jean Abonnenc, Il n’est pas trop tard pour parler de Résistance, imp. Cayol, Die, 2004. 353. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 347. — http://www.11eme-cuirassiers-vercors.comhttp://www.ajpn.org — CDJC. Yadvashem. — Mémorial de le Shoah (Paris) — https://www.gescimenet.com — État civil.

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