MAUMÉJEAN Marcel [pseudonyme dans la Résistance : MAZET]

Par Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

Né le 3 décembre 1922 à Marseillargues (Hérault), abattu le 22 février 1944 à Izon-la-Bruisse (Drôme) ; agriculteur : maquis Morvan (Armée secrète/AS).

Fils de René Mauméjean, agriculteur, et de Valentine Daumas, célibataire, Marcel Mauméjean travaillait lui aussi aux champs. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il avait rejoint le 4 juin 1943 l’important maquis Morvan, officiellement d’obédience AS, mais ralliant bientôt les Francs tireurs et partisans (FTP). Ce maquis circulait entre le sud des Hautes-Alpes et la Drôme. Il entretenait des liens amicaux avec le maquis Ventoux (AS). D’après Laurent Pascal, rescapé de la tragédie du 22 février, il assurait la liaison entre les deux maquis et était arrivé le 21 février 1944. Il aurait dû rentrer le soir mais il fut invité à rester pour partager l’exceptionnel repas de Mardi-Gras marqué par l’abattage d’un cochon. Il resta donc avec la 1e section du maquis qui était installée à l’école d’Izon.
Le maquis fut attaqué à l’aube du 22 février 1944 par un commando de chasse de la Lutwaffe et des auxiliaires français de la 8e compagnie Brandebourg. Les maquisards de la 1e section surpris dans leur sommeil furent conduits non loin à la ferme Monteau, sur le territoire d’Eygalayes, pour y être exécutés. Ayant reçu une balle dans le pied, pouvant probablement difficilement se déplacer, Marcel Mauméjean fut abattu sur la route descendant à la ferme.
Il fut homologué comme sergent FFI (Forces françaises de l’intérieur). Le titre de « Mort pour la France » lui fut attribué. Il reçut aussi la Médaille de la Résistance à titre posthume le 5 mars 1973.
Dès le 15 octobre 1944, son corps fut inhumé à Marsillargues où une rue fut baptisée de son nom.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183515, notice MAUMÉJEAN Marcel [pseudonyme dans la Résistance : MAZET] par Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB), version mise en ligne le 15 août 2016, dernière modification le 25 février 2021.

Par Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

SOURCES : Arch. Dép. Drôme, fonds d’André Vincent-Baume remis par l’AERD. — site internet mémoire des hommes (AC 21 P 90684). — Amicale du maquis Morvan, Maquis et bataillon Morvan, Marseille, Imp. Lamy, 1987, p. 58. — Claude Arnoux, Maquis Ventoux, quelques pages de la Résistance en Vaucluse, Avignon, Les Presses Universelles, 1974 et rééd. 1994, p. 88. — Association pour la Mémoire de la Résistance et de la Déportation dans les Hautes-Baronnies (Mémoire Résistance HB), La tragédie du maquis d’Izon-la-Bruisse, 22 février 1944, Eygalayes, 2013, p. 53. — Laurent Pascal, Maquis Ventoux.— Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 88. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 270. —Véranne Vitalbo, Le maquis Ventoux 1943-1944, Université d’Avignon, maîtrise Histoire, 1997, p. 44 (témoignage Mathieu Ricci). — notes de Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB).

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