DOMBRET René, Alfred

Par Didier Bigorgne

Né le 27 septembre 1905 à Nouzonville (Ardennes), mort le 17 octobre 1989 à Charleville-Mézières (Ardennes) ; ouvrier métallurgiste, puis industriel ; militant socialiste SFIO ; directeur de publication du Réveil ardennais ( 1975-1977).

Fis unique d’un artisan forgeron qui devint industriel et d’une mère qui tenait un café, René Dombret fréquenta l’école de garçons à Nouzonville où il obtint le certificat d’études primaires. Il poursuivit sa scolarité au cours complémentaire et y réussit le brevet supérieur.

René Dombret entra à l’usine en 1923. Il exerçait le métier de ferronnier quand il épousa Marguerite, Alexandrine Collignon, sans profession, le 30 janvier 1937 à Nouzonville ; le couple eut quatre enfants (trois filles et un garçon). René Dombret devint industriel en dirigeant à son tour l’entreprise familiale, les Etablissements Dombret-Becq.

René Dombret adhéra au Parti socialiste SFIO dans les années 1930. Il milita à la section de Nouzonville. Suite à l’annulation des élections (12 mai 1935) des communistes Pierre Lareppe* devenu maire de Nouzonville et de Louis Dachy*, conseiller municipal, par le Conseil de Préfecture interdépartemental de Châlons-sur-Marne, un scrutin partiel eut lieu le 15 décembre 1935. Dachy ne se représenta pas ; Lareppe fut réélu triomphalement avec son colistier socialiste René Dombret qui devint conseiller municipal.

Aux élections municipales du 29 avril 1945, le Parti socialiste SFIO ne présenta pas de liste à Nouzonville. René Dombret le regretta en expliquant, au nom de la section : « Faute d’éléments, par suite de l’apathie de trop nombreux citoyens qui boudent au devoir civique, notre section n’a pas pris part à cette bataille ». Après le sévère échec de la liste socialiste SFIO (590 voix pour 2419 suffrages exprimés) à l’élection municipale du 19 octobre 1947, René Dombret fut élu avec André Stévenin, instituteur de profession et secrétaire de la section socialiste locale, à l’élection municipale complémentaire du 22 octobre 1950. Le 26 avril 1953, la liste socialiste conduite par Stévenin battait la municipalité communiste sortante, en remportant vingt sièges sur vingt-trois : René Dombret, placé en deuxième position, ne fut pas réélu. Avec la disparition de la section socialiste de Nouzonville dans les années qui suivirent, il milita à la section L’Etincelle de Charleville

René Dombret fut membre de la commission exécutive du Parti socialiste SFIO des Ardennes de 1946 à 1948, puis de 1951 à 1970. Aux élections des 4-11 juin 1961 pour le conseil général, il représenta son parti dans le canton de Signy-le-Petit : il obtint 117 voix sur 3245 inscrits et 2100 votants au premier tour. Fidèle à la ligne de Guy Mollet* et proche d’André Lebon*, secrétaire fédéral et député-maire de Charleville-Mézières, il fut membre du comité de rédaction du journal Le Réveil ardennais de 1964 à 1975, puis directeur de publication de 1975 à 1977.

Membre du syndicat des industriels métallurgistes ardennais, René Dombret était aussi délégué cantonal de l’Education nationale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183689, notice DOMBRET René, Alfred par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 18 août 2016, dernière modification le 17 décembre 2020.

Par Didier Bigorgne

Sources : Arch. Dép. Ardennes 3M 8 et 9.— Le Réveil ardennais, 1946 à 1977.— Presse locale.— Renseignements communiqués par Maryse Nguyen-Dombret, fille de l’intéressé.— Etat civil de Nouzonville.

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