PASCAL Marcel, Paul [pseudonyme dans la Résistance : PHILIPPE Marc]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 21 octobre 1913 à Barrême (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence), exécuté sommairement le 11 juin 1944 à Moriez (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) ; hôtelier ; maquisard Armée secrète (AS) - Organisation de résistance de l’Armée (ORA).

Stèle du col des Robinnes (Vergons)
Stèle du col des Robinnes (Vergons)

L’hôtel Pascal, à Barrême, était l’un des principaux, sinon le principal, points d’appuis des maquis du secteur, en particulier de l’important maquis AS-ORA Fort-de-France. C’est là d’ailleurs que la création de ce maquis avait été décidée. Autour de Marcel Pascal, toute la famille – ses parents, Louis Pascal et Marie-Jeanne Garon, sa sœur - participait au ravitaillement et à l’hébergement des résistants. Il était homologué au réseau du SOE (Special Operations Executive) de Francis Cammaerts (réseau Jockey). Célibataire, réformé du travail obligatoire, puis refusant de s’y rendre lorsqu’il fut à nouveau convoqué, il fut arrêté le 27 avril 1944 pour être envoyé en Allemagne. S’étant échappé, Marcel Pascal rejoignit le maquis Fort-de-France et devint l’adjoint de son chef, Gérard Pierre-Rose Manfred*. Avec le grade de caporal-chef, il tenait le barrage mis en place au col des Robines au moment de la mobilisation maquisarde qui suivit le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. C’est là qu’il fut exécuté sommairement avec Étienne Roger Bonnefont*.
Leurs corps furent retrouvés le 23 juin. Marcel Pascal fut enterré à Barrême le 24, à 14 heures, en présence de Gérard Pierre-Rose*, en uniforme. Le maquis lui rendit les honneurs militaires. Pierre-Rose*, qui allait être exécuté par les Allemands quelques semaines après, écrivit dans ses carnets : « Marcel Pascal qui s’est donné avec une abnégation absolue à la résistance dès le premier jour de l’action occulte a aidé tous ceux qui agissaient pour la cause sans se soucier de leur étiquette. Ravitailleur incomparable, désigné à la vindicte de la Gestapo, arrêté puis relâché, a pris le maquis et a suivi nos volontaires à leur premier combat à Saint-André. Est tombé en combattant ». « Mort pour la France ».
Une stèle a été érigée à sa mémoire et celle de ses camarades près des lieux où il fut tué.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183718, notice PASCAL Marcel, Paul [pseudonyme dans la Résistance : PHILIPPE Marc] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 19 août 2016, dernière modification le 14 octobre 2021.

Par Jean-Marie Guillon

Stèle du col des Robinnes (Vergons)
Stèle du col des Robinnes (Vergons)

SOURCES : Arch. Dép. Alpes-de-Haute-Provence 42 W 112 et 43 W 3. — Mémoire des Hommes SHD Caen DAVCC 21 P 127091et Vincennes GR 16 P 459223 (nc). — Fort de France, maquis des Basses-Alpes, Barrême, Amicale du Maquis Fort-de-France, 1984. — Jeanne Calovamme, Le renard n’aime pas le jambon. Maquisards à 20 ans (1942-1944), Aix-en-Provence, Édisud, 2004. — Jean Garcin, De l’armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940-20 août 1944, Digne, 1983. — Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre Mondiale dans les Basses-Alpes, Digne, Secrétariat aux Anciens Combattants–CDIHP des Alpes-de-Haute-Provence, 1992.

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