KASPARIAN Arakel

Par Astrig Atamian

Né à Brousse le 19 mars 1900 (Bursa, Turquie), Arménien originaire de l’Empire ottoman, orphelin, ouvrier métallurgiste, à la CGTU et au Parti communiste français en 1926, groupe de langue arménienne de Belleville, établi en Arménie soviétique en 1936.

Issu d’un milieu paysan, Arakel Kasparian fréquenta l’école jusqu’à la Première Guerre mondiale au cours de laquelle il fut déporté. Il parvint à survivre, travailla chez un menuisier, puis dans les mines en Cilicie avant de regagner Brousse en 1918. Il y cultiva la terre puis quitta la région en 1922 à la suite des événements de Smyrne qui consacraient l’avènement de Mustafa Kemal.
Arakel Kasparian s’installa d’abord en Grèce puis en Bulgarie, à Plovdiv, où il travailla dans une huilerie.
Il arriva en France en 1924 à Marseille, muni d’un contrat de travailleur agricole.
À Paris dès 1925, il se fit embaucher comme manœuvre chez Bi-Métal à Alfortville. Il adhéra l’année suivante à la CGTU et au Parti communiste français. Arakel Kasparian y avait été introduit par son camarade Garabed Bedrossian et fit à l’instar d’autres militants arméniens partie de la cellule 1314 à Alfortville.
Il entra ensuite chez Renault où il fut manœuvre spécialisé dans la métallurgie jusqu’en 1927.
Il y fut le secrétaire du groupe de langue arménienne et compta parmi les fondateurs de la branche Aragats du HOK (Comité d’Aide à l’Arménie) dont il devint le trésorier.
Lors des grèves de 1926 chez Renault, il encadra les métallurgistes arméniens et forma parmi eux un comité de chômeurs. Il fut pour cela convoqué à la Préfecture.
Embauché chez Citroën par la suite, il y présida la branche du HOK et prit de nouveau part aux mouvements de grève.
En 1929, Arakel Kasparian devint membre du groupe de langue arménienne de Belleville.
Il s’installa à Issy-les-Moulineaux en 1931 et y forma une branche du HOK.
Au chômage, il déménagea ensuite à Alfortville où il vécut de l’allocation versée par la Mairie.
Il fut membre de la direction du comité des chômeurs d’Alfortville, chargé des chômeurs arméniens, et membre la commission syndicale auprès de la sous-section arménienne.
En 1934, Arakel Kasparian fut élu membre du bureau de la sous-section arménienne du Parti communiste français et nommé responsable de la diffusion du journal arméno-américain Panvor (Ouvrier) à Alfortville.
En 1935, il présidait le HOK d’Alfortville et était le secrétaire du groupe de travail arménien du Parti communiste français à Alfortville.
Le 9 mai 1936, Arakel Kasparian partit pour l’Arménie soviétique depuis Marseille. Il embarqua sur le Sinaïa avec son épouse Aroussiag, lingère, au PC français en 1928, et quelque 1 800 Arméniens presque tous sympathisants ou militants communistes. Arakel Kasparian vécut à Nor Arabkir (Nouvel Arabkir), une cité de la périphérie d’Erevan construite pour les rapatriés de la diaspora.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183742, notice KASPARIAN Arakel par Astrig Atamian, version mise en ligne le 19 août 2016, dernière modification le 19 août 2016.

Par Astrig Atamian

SOURCES : RGASPI, Moscou, 495 270 1470. – ARA, Erevan, 1 67 48.

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