SOGHIKIAN Toross (Tessorik)

Par Astrig Atamian

Né le 6 janvier 1900 dans un village près de Sébastia (Sivas en Turquie), Arménien originaire de l’Empire ottoman, déporté en 1915, orphelin, au Parti communiste français en 1924 à Paris, à la CGTU en 1925, établi en Arménie soviétique en 1936.

Au sein d’une famille de paysans, Toross Soghikian fut déporté en 1915 au cours du génocide des Arméniens, devint orphelin et travailla chez un paysan kurde à Malatia.
À la fin de l’année 1919, Toross Soghikian retourna à Sébastia. Il fut recueilli dans un orphelinat arménien et étudia trois mois à l’école Aramian. Devant la montée du mouvement national turc en Anatolie, son orphelinat fut transféré à Constantinople (Istanbul).
Toross Soghikian intégra le parti hentchak (SD arménien) en 1920.
Il arriva en France le 28 février 1923 et quitta le parti hentchak en décembre 1923. Toross Soghikian adhéra au Parti communiste français en avril 1924. Il militait au sein de la cellule Jonquière du 17e arrondissement de Paris avant de rejoindre la cellule Place Monge du 5e arrondissement, puis la cellule n°896. Il débuta comme rabcor (correspondant ouvrier) et rapportait les difficultés de la vie ouvrière dans l’organe de la sous-section arménienne Panvor-Paris (L’ouvrier de Paris). Il adhéra à la CGTU en 1925.
Le 22 mars 1925, Toross Soghikian se rendit à un événement organisé par le parti dachnak (Fédération Révolutionnaire Arménienne – IIe Internationale) dans le but d’y faire de l’agit-prop communiste. Blessé à la tête par un coup de barre de fer, il passa trois mois à l’hôpital et fut envoyé à Nice à sa sortie. Il devint membre du SRI en 1926.
À Nice, Toross Soghikian fut chargé par le Parti communiste français d’occuper le poste de secrétaire d’une section du HOK (Comité d’aide à l’Arménie, fondé à Erevan en 1921). En 1928, il s’installa à Saint-Antoine à Marseille et y organisa une section du HOK. À la fin de l’année 1933, Toross Soghikian demanda au groupe de langue de le libérer de ses fonctions. Il fut délégué du HOK en 1933 et en 1935 et collaborait aux rédactions de la presse prosoviétique et communiste arménienne Erivan, Mer Oughine (Notre Voie), Darbnots (Forge), Nor Achkhar (Nouveau Monde, NY) et Panvor (Ouvrier, NY).
Toross Soghikian s’inscrivit sur les listes du rapatriement vers l’Arménie soviétique. Avec quelque 1 800 Arméniens, il quitta la France à bord du Sinaïa le 9 mai 1936. Sur place, il vécut à Nor Sébastia (Nouvelle Sébaste), une cité des environs d’Erevan érigée pour l’accueil des réfugiés arméniens.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183810, notice SOGHIKIAN Toross (Tessorik) par Astrig Atamian, version mise en ligne le 20 août 2016, dernière modification le 20 août 2016.

Par Astrig Atamian

SOURCES : ARA, Erevan, 1 67 84.

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