VARJABEDIAN Torkom

Par Astrig Atamian

Né le 22 novembre 1908 à Aslanbek dans le vilayet d’Ismit, Arménien originaire de l’Empire ottoman, déporté en 1915, cordonnier, prosoviétique dès 1928, aux JC en 1932 à Nice, au Parti communiste français en 1933 à Draguignan, établi en Arménie soviétique en 1936.

Né dans une famille de paysans, Torkom Varjabédian fut déporté en 1915 au cours du génocide des Arméniens. Il se retrouva dans la ville de Konya puis à Constantinople de 1918 à 1922. Il y reprit sa scolarité pendant quatre ans puis commença à travailler à l’âge de quatorze ans chez un cordonnier.
Torkom Varjabédian arriva à Marseille en 1924 et travailla à l’usine où il participa à deux grèves.
En 1927, il s’installa à Nice, fut embauché sur un chantier puis travailla de nouveau comme cordonnier.
Il adhéra au parti hentchak (SD arménien) en 1928. Il n’y resta que trois mois puis désavoua publiquement son engagement hentchak dans le journal prosoviétique et communiste arménien publié alors en France Erivan (1925-1930). Il adhéra au HOK (Comité d’aide à l’Arménie, fondé à Erevan en 1921) en septembre 1928 et assuma la charge de trésorier de sa section jusqu’en 1929. De 1930 à 1932, Torkom Varjabédian occupa le poste de secrétaire de la section niçoise du HOK. De 1929 à 1931, il fut chargé de la distribution de Panvor (Ouvrier), l’organe des communistes arméniens des États-Unis publié à New York.
En 1932, il organisa avec Tigran Minassian la section arménienne du SRI à Nice. Torkom Varjabédian en fut le secrétaire pendant trois mois. La même année, il rejoignit les JC puis fut obligé de quitter Nice pour Draguignan à cause de menaces de militants du parti dachnak (Fédération Révolutionnaire Arménienne – IIe Internationale) et de la surveillance policière.
À Draguignan, Torkom Varjabédian adhéra au Parti communiste français, mit sur pieds une section du HOK dont il fut le secrétaire jusqu’en 1934, puis le trésorier de 1934 à 1935. Son activité au sein du HOK le maintenait toutefois à l’écart des travaux de sa cellule.
Il retourna à Nice en 1936 et fut élu président de la section locale du HOK.
Le 9 mai 1936, à Marseille, Torkom Varjabédian embarqua sur le Sinaïa qui emportait quelque 1 800 Arméniens vers l’Arménie soviétique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183861, notice VARJABEDIAN Torkom par Astrig Atamian, version mise en ligne le 21 août 2016, dernière modification le 21 août 2016.

Par Astrig Atamian

SOURCES : ARA, Erevan, 1 67 44.

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