ZAKARIAN Kévork (ZEYTOUNTSIAN Max)

Par Astrig Atamian

Né en 1905 à Zeytoun dans le vilayet d’Alep, Arménien originaire de l’Empire ottoman, déporté en 1915, orphelin, ouvrier, au Parti communiste français à Marseille en 1931, établi en Arménie soviétique en 1936.

Né dans une famille d’agriculteurs, Kévork Zakarian fut déporté à Deir Zor et devint orphelin au cours du génocide des Arméniens. En 1918, il fut recueilli dans un orphelinat à Constantinople. Il se retrouva ensuite dans un orphelinat anglais à Bardizag dans le vilayet d’Ismit. Il y apprit le métier de ferblantier puis fut transféré dans un orphelinat à Corfou.
Kévork Zakarian arriva en France en 1924 et commença à travailler dans une usine de wagons. En 1926, il était ouvrier agricole et adhéra au HOK (Comité d’aide à l’Arménie, fondé à Erevan en 1921).
En 1930, alors qu’il travaillait dans une briqueterie, il fut victime d’un accident. Il rejoignit le groupe de langue arménienne du Parti communiste français à Marseille en 1931. Il appartenait à la cellule 120 de la région méditerranéenne. Il adhéra également au SRI.
Kévork Zakarian était responsable de la distribution de Panvor (Ouvrier), organe des communistes arméniens des États-Unis et de Darbnots (Forge), publié à Paris. Cela lui valut d’être arrêté par la police en 1934.
En 1936, il occupa la charge de secrétaire de sa cellule et fut également responsable du HOK. Puis, en raison du chômage, Kévork Zakarian s’inscrivit sur les listes du rapatriement vers l’Arménie soviétique. Avec quelque 1 800 Arméniens, il quitta la France à bord du Sinaïa le 9 mai 1936.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183868, notice ZAKARIAN Kévork (ZEYTOUNTSIAN Max) par Astrig Atamian, version mise en ligne le 21 août 2016, dernière modification le 21 août 2016.

Par Astrig Atamian

SOURCES : ARA, Erevan, 1 67 55.

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