PIRONATO Arsenio ou Arsène

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

Né le 26 juillet 1918 à Sossano (Italie), disparu, considéré sommairement exécuté le 23 juillet 1944 à Pont-de-Claix (Isère) ; ouvrier soudeur ; résistant de l’Armée secrète, homologué Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant (DIR).

Arsenio Pironato était le fils de Michele, Angelo et de Cecilia Trulla, son épouse.
Arsenio et son frère Angelo, Mario, alors domiciliés à Maizières-lès-Metz (Moselle), obtinrent la nationalité française par décret du 3 avril 1939 paru au JO du 16 avril 1939.
En 1940, chassés par les autorités allemandes, ils se réfugièrent dans la Drôme.
Arsène Pironato épousa Andrée, Marie, Louise Chambre le 13 mars 1942 à Romans-sur-Isère (Drôme).
Le couple eut un fils en 1943. La famille habitait 30 rue Docteur Eynard à de Bourg-de-Péage (Drôme).
Arsène Pironato était ouvrier soudeur (soudure autogène).
Résistant sédentaire à Bourg-de-Péage, ses services sont homologués à partir du 1er novembre 1943.
Il rejoignit les rangs du maquis du Vercors, secteur 8 de l’AS-Isère et servit dans l’un des Bataillons de Chasseurs Alpins reconstitués.
Il fut fait prisonnier par les troupes allemandes lors de l’attaque du massif à partir du 21 juillet 1944, transféré au Pont-de-Claix (Isère) et interné à l’école de filles de cette commune où on le vit pour la dernière fois.
Porté disparu, il est considéré comme sommairement exécuté le 23 juillet 1944 à Pont-de-Claix.
Le 20 juillet 1949, le tribunal civil de Valence (Drôme) prononça un jugement définitif d’absence, publié le 4 décembre de la même année au JORF.
Arsène Pironato obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant (DIR).
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 3 février 1960 paru au JO le 10 mars 1960.
Il dispose d’une tombe/cénotaphe Carré 3, rang 5, sépulture 143 dans la Nécropole Nationale de Vassieux-en-Vercors (nom : Piromato).
Son nom figure sur le monument aux morts de Bourg-de-Péage (Drôme) et sur le monument commémoratif départemental à Saulce-sur-Rhône (Drôme).
.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article184015, notice PIRONATO Arsenio ou Arsène par Robert Serre, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 24 août 2016, dernière modification le 6 octobre 2021.

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 480192 (nc) ; GR 19 P 38/16. — AVCC Caen, AC 21 P 134777 (nc) et AC 21 P 560254 (nc). — Archives remises à l’AERD par le fils d’André Vincent-Baume, puis déposées aux Arch. Dép. Drôme. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 263. — Mémoire des hommes. — JORF Gallica, différentes occurrences. — Geneanet.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément