BONY René, Vital, Louis. Pseudonyme dans la Résistance : Roger

Par Olivier Dedieu

Né le 25 mars 1908 à Clermont-l’Hérault (Hérault), mort le 11 juillet 1994 à Montpelier (Hérault) ; instituteur ; résistant (AS, maquis Bir Hakeim) ; militant de la SFIO et du SNI.

Instituteur dans le Gard à Aigues-Mortes de 1929 à 1930, Pont-Saint-Esprit de 1930 à 1931 puis à Cannes et Blairan de 1931 à 1938, René Bony fut muté dans l’Hérault dès 1938. En poste à Saint-Étienne-d’Estrechoux, il fut nommé dans sa ville natale en 1940. Dès 1942, il fut remarqué par la police pour l’affichage de ses sentiments hostiles au régime. C’est ainsi qu’il fut le seul habitant de la commune à pavoiser sa maison le 14 juillet 1942.

Quelque temps auparavant, il avait démissionné de son poste de secrétaire de la ligue des familles nombreuses opposé à la ligne politique de ses responsables. Homologué membre de l’Armée secrète dès juin 1943, il fut très proche de Paul Demarne, chef du maquis Bir Hakeim. Après l’arrestation de Robert Bouzid, il prit le maquis en 1944. À la Libération, il fut responsable local du MNPGD et fut membre du comité local de Libération de Saint-Félix-de-Lodez.

Militant SFIO, il était en 1947 secrétaire de la section de Clermont-l’Hérault. Il fut surtout un militant syndical. Élu membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, 1949 à 1957, sur les listes présentées par l’Ecole émancipée, il fut membre du bureau départemental en 1949 et 1953.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article184046, notice BONY René, Vital, Louis. Pseudonyme dans la Résistance : Roger par Olivier Dedieu, version mise en ligne le 24 août 2016, dernière modification le 22 août 2021.

Par Olivier Dedieu

SOURCES : Arch. Dép. Hérault, 18 W 24, 338 W 56, 356 W 115, 1000 W 212. — École syndicaliste, 1953-1960.

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