REYNIER Célestin, Louis

Par Jean-Luc Marquer, Robert Serre

Né le 17 avril 1889 à Rochebaudin (Drôme), exécuté sommairement le 18 juin 1944 à Roche (Isère) ; cultivateur et distillateur ambulant ; homologué interné politique (D.I.P.)

Célestin, Louis Reynier était le fils de Paulin Reynier et de Louise Jouffret,
Il épousa Solange, Anselma Million le 25 avril 1914 dont il divorça vers 1935.
Le couple eut cinq enfants.
Célestin Reynier exerçait les professions de cultivateur et de distillateur ambulant.
Il effectua toute la 1ère Guerre mondiale dans différents régiments d’infanterie et fut sérieusement blessé le 28 septembre 1915.
Il fut décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze.
Célestin Reynier habitait Petit Faubourg à Grignan (Drôme).
Il fut arrêté par les Allemands le 12 juin 1944 vers midi à Taulignan (Drôme) chez M. Edouard Raymond, qu’il était venu aider dans ses travaux de jardinage, et embarqué dans un camion où se trouvaient des habitants de Taulignan : Carmelo Garcia, Pierre Gelly et son frère Joseph, Félix Veyrier et Albert Guiton.
Conduits dans un premier temps à Montélimar, ils en repartirent le 14 juin pour la prison de Montluc à Lyon (Rhône).
Le 18 juin 1944, Célestin Reynier et dix-neuf autres détenus, dont Albert Guiton, furent extraits de la prison de Montluc et sommairement exécutés par des soldats allemands au lieu-dit la Croix-Châtain à Roche (Isère).
Enterré sous le numéro 8, il fut identifié d’après sa photographie par son fils Louis le 7 septembre 1945.
Il est maintenant enterré dans le cimetière de Grignan (Drôme).
Son nom figure sur le monument commémoratif érigé sur le lieu des exécutions, sur le Monument aux Morts de Grignan et sur une plaque apposée au fronton de la mairie de Grignan.
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 11 janvier 1945 et le titre d’interné politique le 30 juin 1956.


Voir : Roche

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article184101, notice REYNIER Célestin, Louis par Jean-Luc Marquer, Robert Serre, version mise en ligne le 25 août 2016, dernière modification le 2 juin 2021.

Par Jean-Luc Marquer, Robert Serre

SOURCES : Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms. Fédération des Unités combattantes de la Résistance et des FFI de la Drôme, Pour l’amour de la France, Peuple Libre, Valence, 1989, p. 256. Arch. Dép. Drôme, 132 J 30. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 170. Collectif Valréas, 12 juin 44 : 53 fusillés à Valréas, p. 41. — Arch. dép. Rhône, Mémorial de l’Oppression (3808W), 3335W22/ 3335W14 — AVCC, Caen 21P530676 — RMM : Arch dép. Drôme, 1R290, p. 221 et 222, — Etat civil — http://taulignan39-45.blogspot.com/search/label/Taulignan%20juin%2044

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