ROUSSET Jean-Marie, Camille

Par Robert Serre

Né le 1er juin 1925 à Blécourt (Vosges), abattu le 23 juillet 1944 à Die (Drôme) ; résistant.

Source : © Collection Robert Serre Droits réservés

Né en 1926, Jean Rousset est du nombre de ces très jeunes gens qui s’engagèrent sans hésiter pour libérer leur patrie.
Le 6 juin 1944, à Crest, malgré son allure encore enfantine, il se déclara volontaire dans la 6ème compagnie Brentrup et se prépara avec sérieux et détermination à combattre. Le 20 juillet, sa compagnie aux avant-postes du Vercors, à Vaunaveys, subit le premier choc de l’assaut allemand. Il fut grièvement blessé, le bras droit entièrement haché et une plaie au ventre, par une rafale de mitrailleuse. Ses camarades, dans l’impossibilité de rejoindre Crest, le transportèrent avec des moyens de fortune - une chaise longue renforcée de deux lattes de bois - et non sans difficultés à l’hôpital de Die où il fut opéré d’urgence vers trois heures du matin. Encore très affaibli, brûlant de fièvre, il avait cependant de bonnes chances de guérison et lui-même affirmait son espoir de reprendre la lutte au plus vite.
Mais le soir du 23 juillet, les Allemands, après avoir forcé les barrages de la vallée de la Drôme, étaient à Die où le docteur Rigal s’empressa d’évacuer de l’hôpital les blessés et malades valides. Rousset, trop faible pour partir, fut saisi par le traître Halperson qui l’interrogea longuement, mais en vain. Le garçon continuait à clamer sa fierté d’appartenir à la Résistance. Sorti de son lit, il fut conduit dans la cour de l’hôpital où il fut abattu de deux balles de pistolet dans la nuque.
Le conseil municipal de Crest, le 23 décembre 1944, a attribué le nom de ce patriote et martyr à une des rues de la ville.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article184145, notice ROUSSET Jean-Marie, Camille par Robert Serre, version mise en ligne le 25 août 2016, dernière modification le 8 septembre 2020.

Par Robert Serre

Source : © Collection Robert Serre Droits réservés

SOURCES : Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms. Fédération des Unités combattantes de la Résistance et des FFI de la Drôme, Pour l’amour de la France, Peuple Libre, Valence, 1989, p. 307, 351. Témoignage Brentrup, juin 1964. Veyer : Jean Veyer, Souvenirs… p. 73. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 222. Archives remises à l’AERD par le fils d’André Vincent-Baume, puis déposées aux Arch. Dép. Drôme. — ACC, 1 H 7/1, 4 H 2. Liste — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. . : Jean Abonnenc, Il n’est pas trop tard pour parler de Résistance, imp. Cayol, Die, 2004. 249, 354. Lucien Micoud, Nous étions cent cinquante maquisards, 1982, p. 119 à 125 (photo). — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 286. Cahier d’effectif 6e Cie. — Stèle et plaque Gigors-et-Lozeron. — Stèle des fusillés Die. — allocutions du lieutenant Martin et du maire Charles Armorin aux funérailles du 3 mars 1945. AC Crest, 4 H 2. AC Crest, album de notices biographiques, registres de délibérations du CM. — Musée de la résistance en ligne

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