VERNOUX Max, Jean, Sigismond [pseudonyme dans la Résistance : Tonton]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 9 janvier 1903 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort au cours d’un combat le 11 juin 1944 à Valensole (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) ; officier ; Armée secrète (AS)-Organisation de résistance de l’Armée (ORA), chef de secteur Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Saint-cyrien, issu de la promotion Bayard, Max Vernoux participa à l’occupation de la Rhénanie. Mobilisé en 1939-40 à l’état-major de l’armée des Alpes avec le grade de capitaine, il fut affecté au 20e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) où il commanda la 1e compagnie de décembre 1940 jusqu’à la dissolution de l’armée d’armistice en novembre 1942. Il créa alors une entreprise de travaux topographiques permettant de camoufler des militaires.

Ayant rallié l’ORA, il devint responsable du secteur de Saint-André-les-Alpes (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence), puis fut le chef du 3e bureau de l’état-major AS. Il prit le maquis le 6 juin 1944, conformément aux ordres reçus, comme commandant du secteur AS-FFI, alors que le plateau de Valensole et ses alentours étaient parmi les lieux de concentration de la Résistance, consécutive au débarquement en Normandie. Il fut tué dans une embuscade route de Manosque avec Laurent Matalia au cours du repli des maquisards.

Son corps ne fut retrouvé que le 29 juin suivant dans un champ de blé. Blessé, il aurait tenté d’aller chercher du secours à Valensole. Une stèle à sa mémoire fut érigée sur les lieux après la Libération. Il était le frère du général Marcel Vernoux.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume le 24 avril 1946.
Il avait deux frères, les généraux Raoul Vernoux (adjoint du Colonel Pontcarral, réseau de résistance Allier, sous le nom de résistant Bayard), et Marcel Vernoux.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article184481, notice VERNOUX Max, Jean, Sigismond [pseudonyme dans la Résistance : Tonton] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 31 août 2016, dernière modification le 14 octobre 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Alpes-de-Haute-Provence 42 W 105. ⎯ Mémoire des hommes SHD Caen DAVCC 21 P 167953 et Vincennes GR 16 P 590815 (nc). ⎯ Le chant du départ n°13, 18 octobre 1944).— Jean Garcin, De l’armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940-20 août 1944, Digne, 1983.

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