QUAGLIERINI Ettore, alias Vincenzo Corradi, Corrado Vincenti, Durand, Ettore Allegri.

Par Anne Morelli

Livourne (Toscane, Italie), 28 avril 1893 – 1953. Intellectuel du Parti communiste italien, collaborateur de la presse communiste belge, dirigeant des groupes italiens du Parti communiste de Belgique (PCB).

Docteur en sciences sociales de l’Université de Florence (Toscane), Ettore Quaglierini émigre, après l’arrivée au pouvoir des fascistes, en France où il habite chez Henri Barbusse, mais il en est expulsé en décembre 1924. C’est à cette époque qu’il arrive en Belgique. Il collabore au Drapeau rouge puis à La Jeunesse ouvrière communiste.

Ettore Quaglierini fait partie, sous le nom de Durand, du service de presse du PCB. Il produit des tracts en italien, notamment un tract distribué le 20 décembre 1925 à Charleroi, en protestation contre une cérémonie philo-fasciste d’hommage aux soldats italiens enterrés au cimetière. Il rédige la rubrique hebdomadaire Bandiera rossa du Drapeau rouge et publie à Bruxelles Il lavoratore del mare. Il collabore aussi au Riscatto, journal des groupes italiens du PCB à partir du 1926.

Parallèlement à ces activités journalistiques, Ettore Quaglierini poursuit un intense travail politique au sein du Secours rouge international (SRI), des groupes de langue italienne du PCB et de leur émanation, les Ligues italiennes antifascistes de Belgique (LIAB). C’est lui qui signe, sous le nom de Vincenti, les cartes des membres de la LIAB de Bruxelles en 1926. Le consul s’exclame à cette époque : « Il faut le faire expulser par tous les moyens ». Cette expulsion, notifiée le 31 juillet 1928, est cependant retardée car, selon les autorités italiennes, une personnalité belge de gauche est intervenue en sa faveur. Selon un rapport de la police italienne daté de 1928, Quaglierini aurait été, à cette époque, en rapport avec des dirigeants socialistes belges : Guillaume Vanderveken* du Fonds Matteotti et Jules Destrée* entre autres.

En 1931, Ettore Quaglierini part pour l’Espagne où il fera ensuite partie des Brigades internationales. Après la Seconde Guerre mondiale, il occupera d’importantes fonctions dans le Parti communiste italien (PCI).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article185254, notice QUAGLIERINI Ettore, alias Vincenzo Corradi, Corrado Vincenti, Durand, Ettore Allegri. par Anne Morelli, version mise en ligne le 16 septembre 2016, dernière modification le 29 novembre 2022.

Par Anne Morelli

ŒUVRE : pendant son séjour en Belgique, collaboration, outre aux journaux cités ci-dessus, à : Europe, Le Monde, Il Lavoratore italiano, Il lavoratore internazionale dei trasporti, La Riscossa.

SOURCES : Archives centrales de l’État, Rome, ACS, Ministero dell’Interno, PS, 1924, b68, F4 ; PS, F4, b40 (2 février 1928) ; PS, 1927, busta 161, J4 ; PS, 1928, pacco160, C2 ; CPC, 5483 (icono) – Archives du PCI, fasc. 498 ; fogli 60-61 ; fasc. 716/2, fogli 55 – Archives Police des étrangers, dossier 1.490.208 (Ottorino Perrone), pièce 59 – Il movimento operaio italiano, vol. 4, p. 256-259.

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