ZHUANG Boqing 裝博清

Par François Gipouloux

Chef du Département des salaires de la Fédération pan-chinoise des syndicats. Condamné en tant que droitier en 1957. -

Zhuang a été accusé dès le déclenchement du mouvement antidroitier (1957) d’avoir propagé durant la crise des Cent Fleurs des conceptions peu orthodoxes sur la question des relations entre les ouvriers, le syndicat et le Parti.
S’adressant aux membres du Parti lors de réunions convoquées au printemps 1957 au sein de la Fédération panchinoise des syndicats, il déclare : « Il faut que vous le sachiez. Les gens discutent à chaque coin de rue. Un peu partout, les ouvriers sont en grève. Ils ne sont pas du tout contents de vous. Ils veulent vous renverser. Ke Peiqi (un professeur qui venait de critiquer le P.C.C.) a vu juste. La vie matérielle du peuple ne s’est pas améliorée. Ceux qui ont amélioré leur vie matérielle, ce sont les gens comme vous qui autrefois n’avaient que des chaussures trouées, et qui maintenant portent des vêtements en tissu synthétique et roulent en voiture. Je dois ajouter que cette vie facile et ces traitement confortables ne vous ont pas été offerts par le peuple, c’est vous qui vous en êtes emparés. Vous braillez qu’il faut mobiliser notre enthousiasme, mais savez-vous pourquoi nous ne faisons preuve d’aucun dynamisme ? Parce que nous ne sommes pas au service du peuple mais à votre service. »
« A l’heure actuelle, il n’y en a que pour les membres du Parti. Les masses n’ont aucun droit. Le Parti communiste ne donnera pas le pouvoir au petit peuple. Si on veut le pouvoir, il faut se battre pour le prendre ! Eh bien j’ose vous disputer le pouvoir » (...) « Ce mouvement de rectification, c’est bien. Mais si vous ne vous décidez pas à changer, si vous osez réprimer ce mouvement, nous ne collaborerons plus jamais avec vous et le peuple non plus ! ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article185419, notice ZHUANG Boqing 裝博清 par François Gipouloux, version mise en ligne le 26 septembre 2016, dernière modification le 7 février 2017.

Par François Gipouloux

SOURCES : Gongren ribao (Quotidien des ouvriers), 8 et 15 août 1957 et Gipouloux (1981).

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