JEANNY Jacques

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 22 septembre 1922 à Troyes (Aube), fusillé le 20 août 1944 à Daix (Côte-d’Or) suite à une condamnation à mort ; résistant du groupe "Montcalm".

Jacques Jeanny était le fils d’Edme Léon et d’ Alice Armance Bucheton, bonnetiers. Il s’était marié le 7 novembre 1942 à Saint-Julien-Les-Villas (Aube) avec Denise Bourgoin.

Il entra dans la Résistance comme FFI et membre du maquis "Montcalm". Il fut arrêté le 4 juillet 1944 après avoir récupéré un parachutage d’armes avec Olivier Ancel dit Félicien*, capitaine FFI et André Pautrat, qui sera fusillé le 20 août 1944 à Saint-Georges-sur-Baulche (Yonne). Il fut incarcéré à la prison d’Auxerre puis transféré au siège de la Gestapo, rue Docteur-Chaussier, à Dijon, où il fut torturé. Jugé par le tribunal militaire de Dijon, il fut condamné à mort et fusillé par la Gestapo le 20 août 1944 avec Olivier Ancel, Marcel Choupot, chef départemental FFI de l’Yonne, Arsène Grosdemange, commissaire de police et un militaire américain non identifié, près de la ferme de Champmoron, au lieudit "La Garenne", à Daix.

Leurs corps furent abandonnés sur place et découverts par un habitant de Daix, Yves Debost, le 30 août 1944. L’acte de décès du 1er septembre fait état d’« un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie » et « apparemment mort depuis huit à dix jours ». Il fut identifié par jugement du tribunal civil de Dijon le 27 mars 1946.

Le 2 juillet 1945 il reçut à titre posthume la Croix de guerre avec une citation à la division du général de Gaulle : « Le 3 juillet 1944, lors de l’attaque du P.C. de l’Yonne par les Allemands, s’est battu jusqu’à l’épuisement de ses munitions tuant, blessant 13 Allemands. Fait prisonnier puis torturé, s’est refusé avec un courage exemplaire à donner le moindre renseignement sur l’organisation militaire du département. Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec palme et étoile d’argent ».

Il obtint la mention "Mort pour la France" transcrite sur son acte de décès le 8 mai 1946.

Son nom figure sur la stèle commémorative inaugurée le 24 septembre 1994 à l’endroit de leur sacrifice et sur le monument aux morts, à Daix. Il a reçu la mention « Mort pour la France ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article185440, notice JEANNY Jacques par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 4 octobre 2016, dernière modification le 26 novembre 2018.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Journal Le Bien Public, Dijon des 26 septembre 1994, 2 mars 2003 et 15 mai 2004. — État civil de Daix (Côte-d’Or), acte de décès n°11. — État civil.

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