KOSMAT Vincenzo (ou KOSUYAT, ou Kosmac Vincent) [pseudonyme dans la résistance : Coco]

Par Antonio Bechelloni, Eric Panthou

Né le 30 novembre 1925 à Cercino (Gorizia, Italie, Slovénie depuis 1947), exécuté sommairement le 13 août 1944 à Bournoncle-Saint-Pierre (Haute-Loire) ; mineur à Auzat-la-Combelle (Puy-de-Dôme) ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTPF).

Vincenzo Kosmat était le fils de Louis et de Paule Rojc. Il était de nationalité italienne tout en étant originaire d’un village de l’arrière pays de la province de Gorizia qui se situe actuellement en Slovénie mais qui a fait partie du royaume puis de la république d’Italie de 1920 à 1947.
Au moment de l’Occupation en 1940, il était célibataire, mineur et habitait La Combelle, commune d’Auzat-sur-Allier, aujourd’hui Auzat-la-Combelle (Puy-de-Dôme).

Il rejoignit la Résistance au sein du 105e Bataillon FTPF du Puy-de-Dôme. La durée de ses services homologués au sein de cette formation va du 3 juin au 13 août 1944, comme il est certifié par la commission régionale d’Incorporation des FFI, quartier Desaix de Clermont Ferrand en date 29/01/1947.
Membre du maquis de Saint-Genest (Loire), auteur de plusieurs coups de mains réussis, à Arvant, commune de Bournoncle (Haute-Loire), il fut arrêté à Saint-Germain-Lembron (Puy-de-Dôme) par les Allemands qui l’exécutèrent sur la place de la Gare à Arvant, en compagnie de deux autres résistants. Le bulletin de décès émanant de l’état civil de la commune de Bounoncle, arrondissement de Brioude (Haute Loire), et daté du 24/01/1945 mentionne Arvant comme lieu du décès et porte la mention « Mort pour la France »

Les auteurs du crimes étaient des soldats d’une colonne allemande de SS spécialisés dans la lutte contre les maquis venue aider la garnison de Saint-Flour (Cantal) qui semblait bloquée. Furieux de ne pas avoir pu passer par Brioude car attaqués par un groupe sous le commandement de Coutel, alias Jean-Marie, ils massacrèrent sur la place de la gare d’Arvant, André Jumontier, Robert Vryens fils et Vincent Kosmat, qui avait été faits prisonniers peu avant. Libérés à 22 heures par leurs geôliers qui leur ont affirmé qu’ils étaient libres, tous les trois sont tués par des balles tirées dans le dos .

Il a été reconnu FFI, et obtint la "Mort pour la France. Il est inscrit sous le nom Kosmac Vincente sur les listes des dossiers administratifs des Résistants du SHD de Vincennes et Vincenzo Kosuyat dans l’Enciclopedia dell’antifascismo e della Resistenza. Son nom figure sur le monument aux Morts d’Auzat-la-Combelle. Il figure aussi sur une stèle en sa mémoire ainsi que Robert Vryens et André Jumontier à Bournoncle-Saint-Pierre, à proximité des installations de la gare d’Arvant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article185982, notice KOSMAT Vincenzo (ou KOSUYAT, ou Kosmac Vincent) [pseudonyme dans la résistance : Coco] par Antonio Bechelloni, Eric Panthou, version mise en ligne le 11 octobre 2016, dernière modification le 16 avril 2021.

Par Antonio Bechelloni, Eric Panthou

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 496 : liste des fusillés, des massacrés dans la région du Puy-de-Dôme, 1er mars 1945 .— SHD Vincennes, liste des membres du 105e bataillon FTP : dossier 19 P 63/8 .— SHD Vincennes, 19 P 63/8 : État des morts ayant appartenu au Bataillon 105. Signé lieutenant Galeyrand, 16 décembre 1947 .— SHD Vincennes, dossier de résistant de Vincenzo Kosmat : GR 16 P 322472 — Fernand Boyer, Témoins de pierre du sang versé. Les monuments de la résistance en Haute-Loire, Le Puy, éditions de la Société académique, 1983 .— Pia Leonetti Carena, Les Italiens du Maquis, Paris, Éditions mondiales, 1968. — Site Internet (en italien) .— Les combats d’Arvant et de Bard, août 1944 .— Mémorial GenWeb .— Mémoire des Hommes. — État-civil Vergongheon.

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