CAPGRAS Antoine, Jean-Pierre

Par Justinien Raymond

Né le 23 mars 1876 à Moissac (Tarn-et-Garonne), mort le 4 février 1964 à Capbreton (Landes) ; instituteur, secrétaire de mairie ; militant socialiste ; député du Tarn-et-Garonne (1924-1932) ; maire de Labenne (Landes).

Antoine Capgras en 1929

Au sortir de l’École normale d’instituteurs de Montauban (promotion 1892-1895), Antoine Capgras occupa divers postes d’enseignant et devint directeur d’école publique. En 1912, il quitta l’enseignement pour devenir secrétaire général de la mairie de Montauban. Deux ans plus tard, la mobilisation générale le prit comme adjudant d’infanterie. Il était à la tête d’une compagnie comme lieutenant quand il fut démobilisé à Nancy (Meurthe-et-Moselle) en janvier 1919.

Ses origines populaires, son passage dans l’enseignement public, l’expérience de la guerre firent d’Antoine Capgras un militant socialiste. Aux élections législatives de 1924, la fédération de la SFIO du Tarn-et-Garonne le désigna pour la représenter sur la liste du Cartel des gauches : avec 24 084 voix sur 45 665 votants ; il fut élu. En 1928, le scrutin uninominal ayant été rétabli, Capgras se représenta dans l’arrondissement de Castelsarrasin et fut réélu, au scrutin de ballottage par 6 983 voix contre 5 670 au modéré Frayssinet. L’année précédente, il avait échoué aux élections sénatoriales.

Son activité était grande au Parlement sur les questions proprement politiques, sur l’enseignement, sur les questions touchant aux beaux-arts. Il participait aussi à la vie du Parti socialiste et fut délégué à son congrès national de 1924. En 1925, à Washington, au congrès interparlementaire, il participa au débat sur la crise de la démocratie dans le monde. En 1927, une mission parlementaire le conduisit à Salonique, à Athènes, et à Constantinople. Mais en 1932, il perdit son siège de député, battu au 2e tour de scrutin avec 4 198 voix par F. Augé (6 321 voix), radical.

En 1933, Antoine Capgras suivit Renaudel lors de la scission « néo-socialiste » et devint secrétaire général du nouveau parti, l’Union socialiste et républicaine. Pendant l’occupation allemande, il fut pris comme otage par la Gestapo puis relâché dans les Landes où il s’était retiré. À la Libération, il fut élu maire de Labenne (Landes) et le demeura jusqu’à sa mort.

Il s’était marié avec Rachel, Jeanne, Marie, Louise Barthelemine Roques le 16 septembre 1897 à Aucamville, Tarn-et-Garonne ; leur fille Andrée Capgras fut un militante socialiste très engagée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18612, notice CAPGRAS Antoine, Jean-Pierre par Justinien Raymond, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 9 janvier 2022.

Par Justinien Raymond

Antoine Capgras en 1929

SOURCES : La Voix des Travailleurs, années 1927 et 1932. — Le Midi socialiste, 3 juin 1924. — DPF, op. cit. — Le Monde, 6 février 1964.

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