PERICHAUD Léon, Georges

Par Michel Thébault

Né le 12 septembre 1901 à Saint-Amand-Magnazeix (Haute-Vienne), mort en action le 17 mai 1944 au bois de La Bonnelle, commune de Saint-Maurice-la-Souterraine (Creuse) ; maçon ; résistant FTPF.

Originaire de Saint-Amand-Magnazeix, une commune de Haute-Vienne limitrophe du département de la Creuse, et de la commune de Saint-Maurice-La-Souterraine, il était le fils de Louis Périchaud, maçon et de Marie Bouchaud, domiciliés au hameau de Varnat. Il apprit le métier de maçon. Mobilisé en avril 1921 pour le service militaire, il participa du 10 février 1922 au 20 mai 1923 à l’occupation des pays rhénans. Il reprit ensuite son métier de maçon principalement à Paris et en région parisienne (Arcueil). Il se maria le 8 avril 1933 à Paris XVème arr. avec Henriette Marie-Josèphe Marchand dont il eut une fille.
Il fut mobilisé à nouveau le 5 septembre 1939, incorporé le 15 septembre au 52èmè régiment d’artillerie d’Angoulême.Il fit la campagne de France 1939 – 1940 et fut fait prisonnier, interné en Prusse Orientale. A l’automne 1943, revenu en Creuse pour une permission, il choisit de passer au maquis. Au printemps 1943, les responsables communistes avaient décidé d’installer dans le secteur de la Souterraine (profitant de la forte implantation du parti y compris en zone rurale) des maquis pour intégrer les nombreux réfractaires STO. Ces maquis installés entre Fromental (Haute-Vienne) et La Souterraine (Creuse) à partir de l’été 1943 organisèrent un grand nombre d’attentats sur la voie ferrée stratégique Toulouse – Paris. Pourchassés par les troupes de Vichy et par des troupes allemandes directement dépêchées pour les éliminer (légion géorgienne), ces maquis durent à plusieurs reprises changer de lieu d’implantation.
Georges Périchaud intégra un maquis FTPF, la 2101ème compagnie FTP commandée par Roger Gerbaud. A la mi-mai 1944 ce groupe évacua un camp situé sur la commune de Saint-Priest-la-Feuille et installa un nouveau camp près de Saint-Maurice-la-Souterraine, dans le bois de la Bonnelle. Une attaque fut alors conduite le 17 mai 1944 contre ce camp par des troupes du gouvernement de Vichy : gardes mobiles, Francs gardes de la Milice et policiers. Après un violent combat, le maquis fut vaincu, Georges Périchaud fut tué alors que parti en éclaireur il cherchait une voie pour échapper à l’encerclement. Un autre résistant Pierre Gorre trouva également la mort et dix-sept maquisards dont les deux chefs Roger Gerbaud et André Béguin furent faits prisonniers.
Il fut déclaré Mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Amand-Magnazeix ; il figure aussi sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret (Creuse). Une stèle à sa mémoire et à celle de ses camarades victimes du même combat a été dressée près du bois de La Bonnelle, commune de Saint Maurice-la-Souterraine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article186231, notice PERICHAUD Léon, Georges par Michel Thébault, version mise en ligne le 23 octobre 2016, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Haute-Vienne (État civil, registre matricule) — Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — mémorial genweb.

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