ARMANGOT Paul, Pierre, Jacques

Par Annie Pennetier, Françoise Strauss

Né le 25 juillet 1908 à Mehun-sur-Yèvre (Cher), exécuté sommairement par les Allemands le 21 août 1944 à Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ; paveur-bitumier ; résistant FTPF ; président du Comité de libération clandestin de Vitry.

Fils de Romain Armangot et de Marie Frondard, Paul Armangot habitait 11 rue Mansart (Désiré Granet) à Vitry-sur-Seine. Divorcé en premières noces de Louise Sébot, il était l’époux de Marie Thérèse Gérondeau, ouvrière en produits chimiques depuis 1940. Il était tuteur de son frère Jean.
Il avait effectué son service militaire en 1928, à Bourges dans le 95e RI en tant que télémétreur de canon 25 mm antichar et à Chartres dans le 294e régiment d’infanterie.
Il travaillait comme paveur-bitumier à la ville de Vitry-sur-Seine, en tant que chef de travaux. Il était membre du syndicat CGT des métaux de la région parisienne.

Il fut l’un des organisateurs de la résistance dans sa commune ; la commission aux opérations qui siégea après guerre indique « agent de renseignement de 1941 à 1943, combattant actif 1943-1944 ». Il était lieutenant FTPF. Dans le cadre des combats de la libération, "dès le 18 août des barricades furent érigées dans les rues d’Ivry, de Vitry, de Cachan et les FFI attaquèrent les convois allemands en déplacement. Le 19, les Allemands se retirèrent du Fort d’Ivry et renforcèrent leurs positions à l’école départementale de Vitry", parc d’une trentaine d’hectares. Dans la nuit du 18 au 19 août 1944 à la reprise du pouvoir municipal, le groupe de Paul Armangot, se présenta armé à la mairie, le maire n’opposa pas de résistance. C’est en organisant la distribution de produits alimentaires, alors qu’ils sortaient d’un dispensaire où ils venaient chercher du lait en poudre (témoignage de Richard Casado, membre du groupe) que Paul et les membres de son groupe furent arrêtés, le 21 août ".

Armangot, Robert Poirier, Roger Poirier, Robert Coucharrière et son frère Marcel Coucharrière, Marcel Aimé Fiévet et ses deux fils Marcel Fiévet et Jacques Fiévet, ont été fusillés le jour même à 20h30, devant le mur d’enceinte de l’École départementale, route de Fontainebleau- aujourd’hui Lycée Adolphe Chérioux.

Sa belle-sœur, Raymonde Armangot, sans profession, a déclaré la mort à l’officier d’état civil, le 26 août.

Il a été inhumé le 27 août 1944 dans le carré militaire du cimetière de Vitry (fosse 179).

La mention "Mort pour la France" a été ajoutée à son état civil le 27 décembre 1944. Homologué lieutenant FFI au sein des FTP par décret du 26 décembre 1945 (JO du 12 février 1944) avec prise de rang le 1er juin 1944 ; les titres d’ interné politique puis d’interné résistant (11 septembre 1957) lui ont été attribués .

Une plaque commémorative a été apposée rue Paul-Armangot, jouxtant le domaine Chérioux et un monument à la mémoire de ces huit résistants, à l’intérieur, dans le parc. Une impasse et une crèche départementale portent également son nom qui est gravé sur la plaque commémorative de l’UFM-CGT à la maison des métallos de Paris (XXe arr.).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18629, notice ARMANGOT Paul, Pierre, Jacques par Annie Pennetier, Françoise Strauss, version mise en ligne le 4 août 2009, dernière modification le 23 novembre 2022.

Par Annie Pennetier, Françoise Strauss

SOURCES : DAVCC, Caen (Fichier national), pas de dossier. — SHD, Vincennes, GR 16P 17193. — L’Humanité, 20 août 2004. — Arch. com. Vitry 1BIBO26 La Résistance à Vitry. — Jean-Marc Béhar La résistance dans le Val-de-Marne, mémoire de maîtrise Paris VIII, 1988.3. — État civil.

IMAGES : http://www.cinearchives.org/Films-447-135-0-0.html

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