CAPUS Madeleine [née MONTFERRAND Madeleine, Marie]

Par Jacques Girault

Née le 2 juin 1920 à Lyon (IIe arr., Rhône), morte le 4 août 2000 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) ; institutrice ; militante syndicaliste et communiste dans l’Aveyron.

Fille d’un restaurateur, membre des Amis de l’Union soviétique, Madeleine Montferrand entra à l’École normale d’institutrices de Rodez (Aveyron) en 1937. Elle devint responsable du cercle de l’Union des jeunes filles de France. Elle enseigna à La Selve (1940-1943) et se maria en avril 1942 à Decazeville (Aveyron) avec Fernand Capus, successivement menuisier, facteur et mineur, fils d’un forgeron, qui était prisonnier de guerre en Allemagne. Le couple eut quatre enfants. Coupée des communistes au début de la guerre, elle mena une action isolée (aide aux réfugiés espagnols, aux réfractaires). Au bout de six enquêtes administratives (fréquentations d’ouvriers extrémistes, refus d’appliquer les programmes de Vichy, chants russes appris en classe, refus de collecter pour le Secours national), elle fut déplacée. Elle reprit contact avec les communistes en mai 1944, adhéra au parti en juin 1944, fut agent de liaison sous le pseudonyme d’Olga. On lui confia la mission de créer l’Union des femmes françaises dont elle devint la responsable en juillet 1944. Elle fut relevée de cette responsabilité en avril 1945 pour des raisons de vie privée. En octobre 1944, elle devint membre du bureau de la fédération communiste, responsable de la propagande, tout en assurant des travaux de dactylographie au siège fédéral. Elle fut de mai à octobre 1945 associée au secrétariat fédéral. Mais, enceinte, elle le quitta pour redevenir membre du seul comité fédéral jusqu’en 1948, année où elle réintégra le bureau fédéral. Elle appartenait au bureau de la section communiste de Decazeville comme responsable à l’éducation.
Ayant repris en octobre 1945 son travail d’institutrice, Madeleine Capus enseignait à l’école de filles de Bournazel. .Elle quitta le bureau fédéral en 1954 en raison d’une maternité difficile, resta au comité fédéral jusqu’en 1956, participant peu aux activités en raison de ses tâches maternelles., redevint membre du comité (1959) puis du bureau (1961-1969). Estimant qu’elle avait trop de travail pour le Parti et pour sa profession, elle demanda à ne plus être membre du comité fédéral dès 1966. Elle entra à la commission fédérale de contrôle financier (1969-1987) qu’elle présida à partir de 1970. En 1987, elle demanda à ne pas être réélue « après quarante-quatre ans passés à la direction fédérale ».
Membre du Syndicat national des instituteurs depuis 1945, Madeleine Capus enseignait depuis 1948 à Combes où elle était la secrétaire de la cellule communiste. Elle était membre du bureau de la section départementale de la FEN-CGT en 1953.
Madeleine Capus, membre du comité de la section communiste d’Aubin, devint la secrétaire des sections d’Aubin-Cransac (1962-1970) puis de Montbazen à partir de 1970. En outre, elle était membre du bureau départemental de l’UFF jusqu’en 1964. Élue sur une liste CGT au conseil d’administration de la caisse de Sécurité sociale (1959-1964), elle occupa des responsabilités dans la Fédération des conseils de parents d’élèves et dans l’amicale laïque tout en assurant la trésorerie d’une association départementale de résistants.
Madeleine Capus fut élue conseillère municipale d’Aubin en 1953, puis adjointe au maire (1959-1965). La décision de la conférence fédérale de mai 1964, sur proposition de Madeleine Vincent qui la suivait, fut de la décharger de ses responsabilités municipales pour qu’elle devienne responsable du travail communiste en direction des femmes.
Madeleine Capus fut candidate à plusieurs élections cantonales : 1955 et 1961 (Campagnac), 1964 (Salles Curan), 1967 (Montbazen), 1970 et 1976 (Rignac), 1979 et 1985 (Le Salvetat-Peyroles),

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18639, notice CAPUS Madeleine [née MONTFERRAND Madeleine, Marie] par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 7 janvier 2021.

Par Jacques Girault

SOURCE : Arch. comité national du PCF.

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