CARIO Henri

Par Jean-Pierre Besse, Annie Pennetier

Né le 22 août 1911 à Scaër (Finistère), fusillé comme otage le 23 avril 1942 à Nantes au terrain du Bêle (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; employé de commerce ; volontaire en Espagne républicaine ; militant et résistant communiste.

Fils d’Yves Cario, sabotier, et de Catherine Le Louarn, ménagère, Henri Cario, domicilié à Carhaix (Finistère), fut volontaire en Espagne républicaine en 1938. Il combattit dans les Brigades internationales et fut blessé en 1938.
Résistant sous l’Occupation, il installa à son domicile parisien 158 rue du Faubourg Saint-Antoine une imprimerie pour le Parti communiste dont il était un membre actif dans le XIIe arr.(cellule 12 ;019).

Arrêté le 21 février 1941 par la police française à Paris, il fut interné à la prison de la Santé puis comparut devant le Tribunal de première instance de la Seine dépendant des autorités de Vichy, le 24 février 1941 qui le condamna à l’internement. Détenu à la prison de Fresnes (Seine), il fut transféré au camp de Choisel ( Loire-Inférieure) puis à la prison Lafayette à Nantes . Le 23 avril 1942, un peloton d’exécution allemand le fusilla comme otage dans cette ville, en représailles aux attentats du 8 avril 1942 à Paris, avec Simon Bronstein, Jacques Jorissen et Victor Ruiz.

Un rapport du cabinet du préfet décrit ses derniers moments :
25 avril 1942
Les internés Bronstein, Jorissen, Cario, Ruiz, amenés du camp de Choisel jeudi 23 ont été fusillés au Bêle à midi ce jour là. C’est le gardien-chef allemand qui les a informés de leur condamnation. Il leur a demandé s’ils désiraient un aumônier. Ils ont refusé. Il leur a laissé 1/2 heure pour réfléchir. Il les à mis dans une cellule avec de quoi écrire et ils ont eu 4" pour écrire à leurs familles. Les lettres ont été transmises pour censure le jour même.
Aucun n’avait apporté de bagages de Chateaubriant car ils s’attendaient à leur sort
Les détenus leur ont procuré 6 bouteilles de vins qu’ils ont bu en attendant l’exécution.
Ils sont morts courageusement (Arch. Municipales de Nantes, fonds Luce).
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés à Nantes..

Henri Cario a été reconnu Mort pour la France. Sa mémoire est honorée à Carhaix où son nom est inscrit sur le monument aux morts et une rue porte son nom.


Brigadistes fusillés pendant l’Occupation
http://chs.huma-num.fr/exhibits/sho...

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18684, notice CARIO Henri par Jean-Pierre Besse, Annie Pennetier, version mise en ligne le 30 mars 2015, dernière modification le 15 septembre 2020.

Par Jean-Pierre Besse, Annie Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen (notes de Thomas Pouty). — Arch. Dép. Loire-Atlantique, 305 J. — Eugène Kerbaul, Volontaires bretons dans les BI, op. cit. — Jean- Pierre Sauvage, Xavier Trochu, Mémorial des victimes de la persécution allemande en Loire-Inférieure, fusillés et exécutés, 2001. — Mémorial GenWeb. — Arch Municipales de Nantes, fonds Luce. — État civil.
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