LESTRADET Elie

Par Michel Thébault

Né le 19 juin 1901 à Janaillat (Creuse), exécuté sommairement le 17 juillet 1944 aux environs de Peumiot, commune de Saint-Pierre-Bellevue (Creuse) ; cultivateur ; résistant.

Stèle du Compeix
Stèle du Compeix

Il était le fils de Sylvain Lestradet maçon travaillant à Paris et absent le jour de sa naissance et de Duboueix Mathilde ménagère. Il se maria le 28 avril 1928 à Saint-Pierre-Bellevue avec Gabrielle Marthe Orlianges, fille de François Orlianges cultivateur au lieu–dit Peumiot, commune de Saint-Pierre-Bellevue. Lors de son mariage, son père était décédé et sa mère ménagère à Paris. Il s’installa donc chez son beau-père y devenant cultivateur à ses côtés. Ils eurent trois enfants, trois fils Roger né en 1929, Pierre né en 1935 et Raymond né en 1937. Atteint d’une infirmité (« claudication accentuée »), il fut exempté de service militaire et ne fut pas mobilisé en 1939.
Il soutint la Résistance, hébergeant dans sa ferme des maquisards FTPF de la 2103ème compagnie, organisée dans le secteur du Compeix, commune de Saint-Pierre-Bellevue sous les ordres du lieutenant Burillon dit « Julot ».
Le 17 juillet 1944 des éléments de la brigade Jesser, une formation militaire allemande, composée d’éléments de la Wehrmacht, des SS et de divers services de police, chargée depuis son arrivée en Creuse aux alentours de la mi-juillet de la répression contre les forces de la Résistance investirent le secteur. Leur approche obligea un maquis appartenant à l’Armée Secrète (AS), la compagnie du capitaine Trancard (2ème compagnie CFL), chargée de la protection d’un terrain de parachutage important, le terrain Pension, situé sur la commune de Soubrebost (au lieu-dit Nadapeyras) à se replier rapidement au matin du 17 juillet. En traversant la commune voisine de Saint-Pierre-Bellevue, ils entrèrent en contact avec une unité allemande gravissant la côte de Peumiot. Dans le combat qui s’ensuivit, Élie Lestradet fut abattu sommairement par les troupes allemandes. D’après le témoignage de sa veuve recueilli par l’historien Marc Parrotin pour son livre « Le temps du maquis » paru en 1984 (op. cit.) : « Élie Lestradet est abattu sur la route alors qu’il avait quitté sa demeure et courait affolé vers le Compeix pour rechercher ses enfants qu’il pensait en danger ».
Il fut déclaré Mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Pierre-Bellevue. Il figure aussi sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret (Creuse) ainsi que sur deux stèles dressées à la sortie du Compeix (Saint-Pierre-Bellevue).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article187148, notice LESTRADET Elie par Michel Thébault, version mise en ligne le 21 novembre 2016, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Michel Thébault

Stèle du Compeix
Stèle du Compeix

SOURCES : Arch. Dep. Creuse (Etat civil, registre matricule) — Marc Parrotin Le temps du maquis Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 —Mémorial genweb.

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