SOLEIL Jacques

Par Jacques Girault, Stéphanie Langlet

Né le 12 octobre 1879 à Reignat (Puy-de-Dôme), mort le 5 février 1961 à Charbonnière-les-Vieilles (Puy-de-Dôme) ; chef de bureau au ministère de l’Instruction publique ; militant laïque dans le Puy-de-Dôme ; conseiller municipal de Charbonnière-les-Vieilles ; auteur du Code Soleil.

Fils d’un cultivateur, Jacques Soleil, parfois prénommé Joseph, bachelier, rédacteur à la Préfecture du Puy-de-Dôme de 1896 à 1904, fut recruté comme stagiaire en 1905 puis titularisé en 1908 comme expéditionnaire au service de la comptabilité au ministère de l’Instruction publique où travaillait Jean Soleil, son parent, né en 1972. Rédacteur à la direction de l’enseignement primaire en 1912, sous-chef de bureau en 1919, il devint chef de bureau en 1928 et prit sa retraite en 1931. Il fut mobilisé pendant la Première Guerre mondiale de mars 1915 à 1919 comme brigadier à l’état-major de l’artillerie.

Indiquant “Jacques, Joseph“ sur ses notices individuelles, correspondant de la presse républicaine du Puy-de-Dôme, secrétaire de commission de l’Association générale des publicistes français, collaborateur de la Revue politique et parlementaire, indiqué “publiciste“ à l’état civil, il se maria en octobre 1921 à la mairie du VIIeme arrondissement de Paris. Son ouvrage, Le livre des paysans, en 1911, fut couronné par l’Académie française.

De 1921 à 1939, il fut chargé de conférences sur la législation scolaire aux écoles normales supérieures primaires de Fontenay-aux-Roses et de Saint-Cloud. Depuis 1923, il écrivait sous le nom de Joseph Soleil un code de législation scolaire à l’usage des instituteurs, Le Livre des instituteurs. Traité complet des Devoirs et des Droits des membres de l’Enseignement. Ce code, conseillé par le Syndicat national des instituteurs, connut 31 mises à jour jusqu’en 1977. En 2005, il fut publié sous forme de cédérom.

J. Soleil avait été dreyfusard au début du siècle et membre de la Ligue des Droits de l’homme. Membre de la Ligue de l’Enseignement, en 1926, il participa à la fondation de la fédération des œuvres scolaires et postscolaires du Puy-de-Dôme qu’il présida de 1926 à 1946. Il fut le fondateur de la cinémathèque et de l’Office régional du cinéma éducateur de l’académie de Clermont-Ferrand qu’il présida jusqu’en 1953. Élu membre du conseil général de la Ligue de l’Enseignement en 1928, il fut un des fondateurs de l’Union française des offices du cinéma éducateur laïque (UFOCEL) en 1931 dont il devint trésorier, puis à partir de 1946 commissaire général adjoint. En 1949, élu au bureau de la Ligue de l’Enseignement, il en devint le vice-président et occupa cette responsabilité jusqu’en 1954. Franc-maçon, il était affilié à la loge « Les enfants de Gergovie » (Grand-Orient de France).

Pendant la guerre, il assura la continuité administrative des associations complémentaires qui n’avaient pas été dissoutes et conserva ces responsabilités dans l’Union départementale de l’Association nationale des œuvres complémentaires de l’enseignement public jusqu’en 1947. Membre du comité de Libération, radical-socialiste puis socialiste, il fut élu conseiller municipal de Charbonnière-les-Vieilles où il s’était retiré.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article187155, notice SOLEIL Jacques par Jacques Girault, Stéphanie Langlet, version mise en ligne le 21 novembre 2016, dernière modification le 24 mars 2021.

Par Jacques Girault, Stéphanie Langlet

SOURCES : Arch. Nat. : F17/24222. — Notice biographique dans le mémoire de maîtrise de LANGLET (Stéphanie), La Fédération des œuvres scolaires et postscolaires laïques du Puy-de-Dôme : étude des instances départementales de 1926 à 1956, Université de Clermont-Ferrand, 1998. — Divers sites Internet. — Presse syndicale.

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