POUSSOT Gaston, Léon, Joseph

Par Frédéric Stévenot

Né le 9 mars 1907 à Chaussin (Jura), tué le 1er septembre 1944 à Berneuil-sur-Aisne (Oise) ; instituteur ; résistant OCM puis Libé-Nord, FFI.

Fils d’Alcide Marie Joseph Poussot, âgé de 30 ans, boulanger et de son épouse Mathilde Virginie Michel-Lévy couturière, Gaston Poussot se maria à Compiègne (Oise) le 22 avril 1930 avec Sylvianne Clémence Marguerite Plantier.
Gaston Poussot avait été élève à l’École normale de Beauvais (Oise), avant d’exercer les fonctions d’instituteur à Berneuil-sur-Aisne de 1934 à 1944. Lieutenant de réserve, il fut mobilisé en 1939 dans un bataillon de mitrailleurs. Sa conduite lui valut une citation et la Croix de guerre. Il rejoignit son poste d’enseignant.
Il entra en relation avec l’OCM par son confrère Marcel Mérigonde puis devint responsable Libé-Nord pour le canton d’Attichy (Oise). Dans ce cadre, avec son groupe, il réceptionna plusieurs parachutages, abrita des soldats alliés et organisa des actions de résistance dans la région. Gaston Poussot engagea son groupe lors de la retraite allemande. Le 1er septembre 1944, tandis qu’il partait en camion avec un groupe de sept hommes à la recherche de renseignements sur les positions allemandes au nord de Berneuil-sur-Aisne, il fut pris à parti par des mitrailleuses allemandes au carrefour de Moranval. A l’issue du combat, Gaston Poussot était mort et deux de ses hommes blessés.
Son corps fut inhumé dans le carré mixte, cimetière sud de Compiègne (Oise).
Gaston Poussot fut reconnu « Mort pour la France » à titre militaire (AC 21 P 134384).

Son nom figure en de nombreux endroits. Il est inscrit sur une plaque et sur le monument commémoratif de Vic-sur-Aisne (Aisne), ainsi que sur le monument aux morts de Chaussin, sa commune natale [1]. Dans l’Oise, on le retrouve à Attichy, sur une stèle commémorative [2], à Beauvais sur le monument commémoratif aux instituteurs de l’Oise (Lycée François Truffaut), sur une plaque commémorative apposée sur l’école de Berneuil-sur-Aisne, et enfin sur le monument aux morts de Compiègne.

Le site de la commune de Chaussin comporte un historique concernant la famille Poussot. Les parents, Alcide et Mathilde Poussot, tenaient une boulangerie-café au centre du village. Outre Gaston, le couple eut trois fils, qui poursuivirent leur scolarité à l’école primaire supérieure de Dole (Jura). L’aîné, Julien, devint instituteur à Amange après sa formation à l’école normale du Jura. Marié, capitaine de réserve, il fut tué le 20 juin 1940 à Peixonne (Meurthe-et-Moselle), et obtint la Légion d’honneur. Le troisième fils était Marc. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier jusqu’en 1945. Il fut ensuite employé à l’usine Solvay, à Tavaux, et mourut le 20 mars 1985.
Une rue de Chaussin porte le nom des Frères Poussot, tandis que celui de Simone Michel-Lévy, nièce de madame Poussot a été donné à une autre. Il s’agit donc d’une cousine germaine des frères Poussot, résistante Action PTT, déportée et pendue le 13 avril 1945 au camp de Flossenbürg, Bavière (Allemagne) faite Compagnon de la Libération.

Le groupe scolaire de Berneuil-sur-Aisne s’appelle Gaston-Poussot et Henri-Massein.
Marcel Mérigonde fut déporté. (AVCC Caen AC 21 P 596525, SHD Vincennes GR 16 P 412349).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article187376, notice POUSSOT Gaston, Léon, Joseph par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 1er décembre 2016, dernière modification le 6 juillet 2021.

Par Frédéric Stévenot

SOURCES : Arch. Dép Oise, 33W8259. — État civil de Besançon (1E853). — Site Internet : Mémorial GenWeb ; Généalogie Aisne ; Mémoire des hommes ; Généanet ; commune de Chaussin.— AVCC Caen 21P 134384 (nc). — SHD Vincennes GR 16P 489177 (nc). — Notes Jean-Yves Bonnard et Geneviève Launay.

ICONOGRAPHIE. Site Internet : [Mémorial GenWeb->http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/photo.php?id_source=11598].

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