ANSOLA Jean

Par François Roux

Né le 4 septembre 1895 à Bordeaux (Gironde) ; cheminot ; communiste et syndicaliste de Cavaillon (Vaucluse).

En 1934, Jean Ansola fut candidat de la CGTU au conseil supérieur du PLM Secrétaire de la cellule de Cavaillon (après le départ d’Auguste Bertrand) de 1930 à 1939, Jean Ansola devint, après la réorganisation de 1936, secrétaire du rayon de Cavaillon.
Dès 1930, Ansola était secrétaire de l’Union locale de Cavaillon, participant à ce titre à une réunion contre la rationalisation et devenait secrétaire du syndicat CGTU des cheminots. En novembre 1934 il participait à la « Journée agraire », sous l’égide d’un « Front paysan » ou d’un « parti agraire et paysan français » qui n’existait pas en Vaucluse, en fait, dans la ligne de l’action qu’avait menée Auguste Bertrand. Il devait être délégué à Paris, assurant, selon la police, « en tous temps, la liaison son Cavaillon-Paris » pour le Parti communiste.
Ansola joua un rôle très actif dans l’organisation des comités antifascistes en 1934. Il fut le gérant de la feuille créée par le Comité vauclusien : La lutte antifasciste et fut délégué au congrès national contre le fascisme et la guerre. Le compte rendu de ce congrès publié dans la Lutte antifasciste du 1er juin 1934 réclamait au nom de la délégation vauclusienne le « front unique à la base, malgré les chefs socialistes » et critiquait à ce sujet les illusions de Doriot qui croyait en l’unité d’action avec les chefs SFIO, ajoutant : « Si Doriot avait bataillé en Vaucluse et connu les Escoffier* et les Gros* !... ». En 1935, il fut candidat du PC aux élections municipales. Membre de la section cavaillonnaise du Secours rouge international en 1935, il prit la parole au cours de la campagne électorale de 1936, dans les réunions publiques du candidat communiste Arnal. Il devint secrétaire de l’Union des syndicats de la région de Cavaillon et, à ce titre, intervint dans les mouvements de grève. Le 16 janvier 1937, aux ouvriers du Bâtiment, il demandait de faire preuve d’une certaine modération dans leurs revendications mais de se préparer à demander sous peu une augmentation nouvelle de salaire correspondant à l’augmentation du coût de la vie. Le 2 avril, dans une réunion publique, avec Mothes et Dijon il se dressait contre les syndicats professionnels. En 1938-1939, il était secrétaire de l’UL-CGT de Cavaillon.
Arrêté avec les communistes vauclusiens le 20 mai 1940, Ansola fut transféré en Algérie. À la Libération, il fut conseiller municipal de Cavaillon ; il s’installa ensuite dans les Pyrénées-Atlantiques, à Pau.
Jean Ansola s’était marié le 13 avril 1920 à Paris (XIIe arr.) avec Léonie Sabatine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article188, notice ANSOLA Jean par François Roux, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 30 novembre 2022.

Par François Roux

SOURCES : Arch. Dép. Vaucluse, 1 M 824, 825, 826, 840, 842, 3 M 285, 10 M 32, 33, 35. — La Lutte antifasciste. — S. Courtois, Le PCF dans la guerre, op. cit., annexe n° 18. — Témoignage R. Gros.

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