CARRETTO François, Auguste

Par Jacques Girault

Né le 27 août 1907 à Toulon (Var), mort à Toulon le 7 octobre 1988 ; ouvrier à l’Arsenal maritime de Toulon ; militant communiste.

François Carretto était fils d’un charretier d’origine italienne (Piémont), en France depuis 1900 et marié à une femme de ménage, elle aussi Italienne. Son père fit la guerre avec l’armée italienne. François Carretto reçut les sacrements catholiques et quitta l’école à onze ans pour travailler comme charretier. Il effectua son service militaire dans les spahis et fut admis comme manœuvre à l’Arsenal maritime en juillet 1930 (Artillerie navale, service général). Il était conducteur de poids lourds et habitait le quartier Brunet dans l’est de la ville. Syndiqué à la CGTU, secrétaire aux procès-verbaux jusqu’à la fin 1935, il fit partie du premier conseil d’administration du syndicat CGT des Travailleurs réunis et resta son responsable jusqu’à la guerre.
Militant au Comité Amsterdam-Pleyel, il parla en son nom au meeting du 14 juillet 1935 à Toulon et le représenta aux comités départemental et local du Front populaire. Il devint le secrétaire adjoint du comité local de Toulon en janvier 1939. Membre des Jeunesses communistes et du Parti communiste, il devint membre du comité régional le 19 novembre 1938. Cette même année, il fut secrétaire départemental du mouvement Paix et Liberté et le représenta au congrès de Paris, du 11 au 13 novembre 1938. Il participa aussi aux activités du Secours populaire.
François Carretto se maria à Toulon (Var) en août 1938 ; son épouse avait deux enfants, qu’il adopta.
Le 8 juin 1939, il fut sanctionné de huit jours de retenue de salaire pour avoir introduit à l’Arsenal des exemplaires du journal syndical, L’Émancipation. Il avait d’autre part rédigé une affiche de Paix et Liberté, « On a trahi la France et la paix », préparatoire à une réunion avec André Ribard. Mobilisé de septembre 1939 à août 1940 dans l’artillerie coloniale à Nîmes, les combats auxquels il participa cessèrent à Romorantin (Loir-et-Cher). Prisonnier à Orléans pendant une quinzaine de jours, il revint à l’Arsenal et passa à la direction des Constructions navales en janvier 1941. Il fut licencié en avril 1941 à la suite d’un mandat d’amener lancé contre lui en novembre 1939. Il acheta alors, aidé par des amis, une petite épicerie. Réintégré à l’Arsenal avec effet rétroactif en janvier 1945, il demanda un congé sans salaire en mai 1945 et fut radié l’année suivante.
Secrétaire d’une section communiste de Toulon, Carretto fut chargé par le Parti communiste de diriger un groupement de revendeurs de fruits et légumes, rattaché à la Fédération nationale des groupements d’achat. En 1949, l’approvisionnement n’étant plus un problème politique, le groupement fut dissous.
Carretto continua à travailler dans les fruits et légumes. En association avec un grossiste marseillais, il créa la SARL Banafruit. Il fut élu directeur du marché de gros de Sainte-Musse par les grossistes toulonnais. Il n’était plus membre du Parti communiste, mais participait à son financement et à celui de sa presse. Il était membre du Secours populaire et de l’ARAC. Lors de la mort de Jean Bartolini, il envoya une lettre qui fut publiée dans la presse communiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18808, notice CARRETTO François, Auguste par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 13 mai 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 47 ; 4 M 49 ; 4 59.2 ; 4 M 59.4.2. ; 3 Z 16.8. — Arch. Troisième Région mar. AN 7 et CN 25 ; dossier individuel. — Presse locale. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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