ESCALE Jean [ESCALLE Jean, Calixte, dit ESCALE]

Par Michel Dreyfus

Né le 14 mars 1916 à Molines-en-Champsaur, commune de La Motte-en-Champsaur (Hautes-Alpes), mort le 8 juillet 1975 à Pont-Évèque (Isère) ; conducteur des Travaux publics de l’État ; syndicaliste CGT.

Fils d’un négociant et d’une mère sans profession, Jean Escale fut conducteur des Travaux publics de l’État à Saint-Jean-de-Bournay (Isère) jusqu’en 1958. Il se maria le 7 août 1937 à Saint-Clair-La-Tour (Isère) avec Blanche Pianaro et eut deux enfants.

Il militait à la Fédération CGT des Personnels techniques et administratifs de l’État. Depuis le début des années 1950, cette organisation avait peu participé aux travaux et aux activités de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGF) qui avait succédé en 1946 à l’ancienne Fédération générale de fonctionnaires. Fondée en 1909, cette dernière avait rejoint la CGT en 1927. À partir de la décennie 1950, la Fédération des personnels techniques et administratifs regroupa les non techniciens de la Fédération, des Travaux publics ainsi que les anciennes fédérations de l’Administration générale et de l’Économie nationale. Parallèlement, fut constituée en 1951 la Fédération des Ponts et Chaussées dont Pierre Delpeyroux, un ingénieur, fut le secrétaire général. La Fédération des personnels techniques et administratifs regroupa donc les syndicats des ouvriers des parcs et des ateliers, des agents et conducteurs de travaux des adjoints techniques et des ingénieurs TPE. Agents et conducteurs avaient obtenu leur fonctionnarisation en 1949. Devenu le syndicat le plus vaste, par le nombre d’adhérents, de toute la confédération, la Fédération des personnels techniques et administratifs acheta en 1951 un immeuble, rue des Peupliers à Paris (XIIIe arr.).

Lors des élections aux commissions administratives paritaires en 1958, les agents votèrent à 81 % pour la CGT et les conducteurs à 67 % contre 30 % seulement pour FO. Face à la Fédération CGT des personnels techniques et administratifs, celle, CGT, des Ponts et Chaussées n’avait qu’une activité réduite. Une nouvelle fusion se fit en 1961 au sein de la Fédération des personnels techniques et administratifs. André Furst fut le secrétaire de la nouvelle organisation et il eut pour adjoint Jean Escale jusqu’à la création, en 1973, de la Fédération de l’Équipement qui suivit la fusion des ministères des Travaux publics et de l’Équipement.

En 1958, Jean Escale avait été détaché de son service pour devenir secrétaire permanent du Syndicat national des auxiliaires, agents de travaux et conducteurs des Ponts-et-Chaussées CGT. Il vécut alors, jusqu’en 1962 au moins, à Malakoff (Seine, Hauts-de-Seine). Il fut secrétaire général du syndicat des Personnels techniques de l’État et secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des Personnels techniques et administratifs CGT. De 1961 à 1968, il fut également secrétaire de l’Union générale des Fédérations de Fonctionnaires CGT, tout en remplissant les fonctions de trésorier. Il fut également trésorier de la Fédération de l’Administration générale CGT. En 1968, il fut réélu secrétaire de l’Union générale des fédérations CGT de fonctionnaires (UGF) lors de son congrès tenu à Paris.

En 1965, Jean Escale avait été élu à la commission administrative de la CGT. Réélu à cette instance deux ans plus tard, il fut élu à la commission exécutive au XXXVIIe congrès confédéral tenu à Vitry en 1969. Il accomplit donc trois mandats nationaux consécutifs.

Jean Escale semble avoir abandonné toutes ses responsabilités syndicales dans le courant des années 1970.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18848, notice ESCALE Jean [ESCALLE Jean, Calixte, dit ESCALE] par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 11 juin 2009, dernière modification le 26 mai 2018.

Par Michel Dreyfus

SOURCES : Dominique Andolfatto, Le personnel dirigeant de la CGT (1944-1966), Grenoble, CERAT, 1996. — Arch. de la Préfecture de police (dépouillées par Jeanne Siwek-Pouydesseau). — Jeanne Siwek-Pouydesseau, « Les employés et les fonctionnaires CGT », in Elyane Bressol, Michel Dreyfus, Joël Hedde et Michel Pigenet (dir.), La CGT dans les années 1950, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, p. 295-306, notamment p. 302. — La Vie ouvrière, n° 875, 7 juin 1961 ; n° 1060, 23 décembre 1964 ; n° 1231, 3 avril 1968 (dépouillée par Manuel Antunes Da Cunha). — État civil de Molines.

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