LUQUIAUD Ernest

Par Gilles Pichavant

Né le 26 mai 1888 à Longré (Charente), mort le 11 avril 1940 à Dieppe (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; ouvrier bourrelier des tabacs ; secrétaire du syndicat CGTU de la Manufacture des Tabacs de Dieppe.

Ernest Luquiaud fit son service militaire qu’il prolongea par un engagement de 3 ans comme cavalier au 6e régiment de hussard. Le 21 novembre 1913, il fut nommé ouvrier titulaire du cadre technique à la manufacture des tabacs de Dieppe, comme bourrelier-sellier, sur un emploi réservé au titre de militaire démobilisé. Peut-être avait-il été blessé et en gardait des séquelles, car il ne semble pas avoir été mobilisé pendant la guerre 14-18.

Ernest Luquiaud se syndiqua à la CGT à la manufacture des tabacs, et fut, au moins de 1927 à 1935, le secrétaire du Syndicat unitaire des ouvriers et ouvrières de la Manufacture des tabacs de Dieppe, qui en 1931 comptait une soixantaine d’adhérents sur 500 ouvriers et ouvrières que comptait la manufacture. Il habitait au 165 rue de Chanzy.

En 1936 il devint le secrétaire-adjoint du syndicat CGT réunifié de la manufacture des tabacs de Dieppe, et, les 26 et 27 novembre 1938, il fut délégué du syndicat au congrès de l’Union locale, avec Marthe Levesque, la présidente du syndicat. Au moment du congrès, le syndicat comptait 240 adhérents.

Il s’était marié le 22 février 1916 à Dieppe avec Lucie Mignolet, ouvrière cigarière à la Manufacture des tabacs. Parmi les témoins du mariage, on note la présence de Julien Platevoët qui devint par la suite le secrétaire du syndicat CGT confédéré de la manufacture des tabacs de Dieppe. Ils habitèrent rue de abattoir à Dieppe, où un enfant naquit en 1919, puis 165 rue de Chanzy, où il mourut le 11 avril 1940, à l’âge de 51 ans.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article189120, notice LUQUIAUD Ernest par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 31 janvier 2017, dernière modification le 3 septembre 2020.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Arch. Dép ; de Seine-Maritime, cote 3U1-36. — Arch. de l’Union locale CGT de Dieppe (1928-1939), fonds du séquestre, aux archives de la CGT à Montreuil, cote 1PA1. — Journal Officiel du 24 novembre 1913.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément