CASSOU Paul

Par Jean-Claude Paul-Dejean

Né le 1er août 1881 à Maspe-Lialonquère-Juillacq (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), mort le 26 janvier 1957 ; instituteur ; militant socialiste, syndicaliste, coopérateur.

Fils d’instituteur, instituteur lui-même, à Bayonne puis à Pau, Paul Cassou fut, pendant l’entre-deux-guerres, une des personnalités marquantes du mouvement socialiste, syndicaliste et coopérateur.

Il avait adhéré au Parti socialiste SFIO en 1906 ; après 1920, il aida à reconstituer lentement la fédération des Basses-Pyrénées ; secrétaire de la section de Pau, il fut membre du bureau fédéral et trésorier inamovible jusqu’en 1939. Il représenta son parti à de nombreuses consultations électorales :
- en 1929, aux élections municipales de Pau où, figurant sur une liste homogène, il obtint 800 voix, soit 13 % des suffrages exprimés ;
- en 1931, aux élections pour le conseil général (Pau-est) ; 989 voix, soit 21 % des suffrages exprimés ;
- en 1934, dans le même canton, pour le conseil d’arrondissement : 793 voix, soit 18 % des suffrages exprimés ;
- aux élections législatives de 1928 dans la 2e circonscription de Pau : 385 voix, soit 3 % des suffrages exprimés (il se désista pour un républicain de gauche, Boué) et de 1932 dans la 1re circonscription de Pau : 680 voix, soit 5 % des suffrages exprimés.

De 1910 à 1913, Paul Cassou avait été le secrétaire de l’Amicale des instituteurs des Basses-Pyrénées ; lorsqu’elle se transforma en organisation syndicale, il en devint le secrétaire ; à ce titre, il fut secrétaire adjoint de l’Union locale des syndicats confédérés de Pau (1 515 adhérents) en 1930.

Mais son activité militante majeure fut réservée au mouvement coopératif. Dans l’hebdomadaire socialiste Le Travail, il publia des « propos coopératifs ». La coopération était pour Paul Cassou un instrument de progrès social, une « réalisation indéniable d’une vraie démocratie économique », car elle est « un groupement égalitaire qui apparaît tout de suite comme étant essentiellement anti-capitaliste », préparant aussi « des formes commerciales et bancaires plus adaptées à un régime social amélioré ».

Paul Cassou ne fut pas qu’un théoricien de l’idée coopérative : en 1908, il était co-fondateur de « l’Avenir du Travailleur », affilié à la Bourse des coopératives sociales et dont l’existence fut éphémère.
En novembre 1917, il fut un des créateurs de « l’Avenir Palois » dont il fut membre du conseil d’administration, administrateur délégué, enfin président-directeur général. Sous sa direction, cette société coopérative s’agrandit ; elle devint en 1927 « L’Union des coopérateurs du Béarn », en 1957 « L’Union des coopérateurs du Béarn et de la Bigorre ».
Paul Cassou siégea au comité directeur de la Fédération des coopératives de consommation du Sud-ouest et, après 1936, à la Fédération nationale. En juillet 1945, au congrès national, il vota la motion Colin opposée à celle de Boully.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18914, notice CASSOU Paul par Jean-Claude Paul-Dejean, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 19 octobre 2021.

Par Jean-Claude Paul-Dejean

SOURCES : Fonds d’archives J. Gaumont-G. Prache. — Le Travail.Le Coopérateur de France, 4 août 1956, 16 février 1957.

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