LANGER Ernest

Par Daniel Grason

Né le 7 décembre 1913 à Weipert canton de Usti nad Labem dans la région des Sudètes (Tchécoslovaquie) ; employé ; volontaire en Espagne républicaine ; interné à Gurs (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques).

Fils de Ernst et de Léopoldine, née Astel, tous les deux salariés, Ernest Langer alla à l’école primaire, outre le tchèque il savait lire et écrire l’allemand. Tous les trois vivaient à Weipert devenue depuis Vejperty, la ville de Bärenstein en Saxe (Allemagne) faisait face à Weipert. La population parlait majoritairement l’allemand, Ernest Langer était employé dans une entreprise textile.
Il s’engagea dans les Brigades internationales, combattit comme soldat dans la 129e Brigade composée de Tchécoslovaques, de Bulgares, de Yougoslaves et d’Albanais. Il fut soldat dans une batterie de l’artillerie. La plupart des volontaires étaient membres du Parti communiste de leur pays d’origine, antifascistes, certains s’engagèrent pour des motifs économiques.
Après le retrait des Brigades internationales en novembre 1938, les combattants étrangers furent internés à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) ou à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) puis au camp de Gurs (Basses-Pyrénées - Pyrénées-Atlantiques) début 1939. Plusieurs combattants internés à Gurs participèrent à la résistance en France où dans leur pays.
De nombreux combattants internés à Gurs participèrent à la résistance en France, rentrés dans leur pays : Tchécoslovaquie, Pologne, Hongrie, Roumanie… Certains ont été fusillés pour actes de résistance, parmi eux le responsable des FTPF Joseph Epstein polonais, les FTP-MOI Stanislas Kubacki, Szlama Grzywacz, Jonas Geduldig alias Michaël Martiniuk, le hongrois Joseph Boczor, d’autres ont été déportés, tels Artur London et Oswald Zavodsky. Rentrés dans leurs pays quelques-uns accédèrent à des responsabilités dans l’appareil d’état. Ce fut le cas des Tchécoslovaques Milos Nekvasil, Evzen Baneth, du Hongrois Lazlo Rajk, du roumain Milhail Florescu… Certains eurent une destinée tragique.
Au printemps 1939 plus de six mille membres des Brigades internationales dont Otto Kubin étaient internés au camp de Gurs. Il était dans l’îlot H, baraque n° 1 du camp.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article189602, notice LANGER Ernest par Daniel Grason, version mise en ligne le 12 février 2017, dernière modification le 26 juillet 2021.

Par Daniel Grason

SOURCES : AN F/7/14730. – Claude Laharie, Le camp de Gurs. 1939-1945 un aspect méconnu de l’histoire de Vichy, préface Artur London, J&D Édition, 1993. – Revue Géographique de l’Est, Identités et mutations le long de l’ancien Rideau de Fer, avril 2003.

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