BERTHON Alexandre (dit BERTHON-LANDUREAU)

Par Jean-Luc Labbé

Né le 10 octobre 1861 à Chouday (Indre) ; ouvrier corroyeur puis artisan (parcheminier) des cuirs et peaux ; élu socialiste d’Issoudun (Indre) de 1898 à 1919 ; membre de la direction départementale de l’Indre du Parti socialiste SFIO en 1911.

Fils d’un journalier (Silvain) et d’une femme de ménage (Hélène Bordat), marié à Issoudun en 1888 avec Augustine Landureau, ouvrière de la confection de 26 ans, Alexandre Berthon commença à travailler comme ouvrier mégissier à Issoudun. Suite à ses années d’apprentissage, il se qualifia de corroyeur puis de parcheminier et créa une entreprise artisanale. Au recensement de 1901, Alexandre Berthon avait 39 ans et vivait avec sa femme Augustine qui se déclarait toujours ouvrière de la confection. Avec leurs deux enfants, ils habitaient au n° 53 de la rue Ledru-Rollin à Issoudun. L’entreprise artisanale de mégisserie (situé au n° 114 la même rue Ledru-Rollin) d’Alexandre Berthon employait alors six ouvriers.

Élu pour la première fois au conseil municipal en 1898 lors d’une élection partielle, Alexandre Berthon (qui se déclarait alors corroyeur) fut réélu en 1900 sur la liste du maire socialiste autonome Auguste Bonjour-Perrochon. Élu au conseil municipal en mai 1904 sur la liste socialiste révolutionnaire du député Jacques Dufour qui reconquiert alors la mairie, Alexandre Berthon (qui se déclarait alors parcheminier) devint adjoint au maire. À la fin de cette même année 1904, Alexandre Berthon fut l’un des premiers artisans-patrons à accepter les revendications salariales du syndicat CGT des ouvriers mégissiers en grève de juillet à décembre 1904.

Lors de l’entre-deux tours des élections municipales de 1908, Alexandre Berthon fut avec Badinot et Léjard, l’un des négociateurs du Parti socialiste unifié (PSU, de son nom officiel Parti socialiste SFIO) avec les socialistes autonomes qui avaient fait liste à part au premier tour. L’accord ne se fit pas et la droite devint majoritaire au conseil municipal. Alexandre Berthon fut malgré tout élu et siégea dans l’opposition avec 7 autres socialistes PSU (dans un conseil de 27 membres) ; le même cas de figure se reproduisit lors des élections municipales de 1912. Alors âgé de 50 ans en avril 1911, Alexandre Berthon participa au congrès départemental du PSU-SFIO et fut élu au Comité départemental composé de 11 membres en compagnie de deux autres issoldunois, Octave Martinet et Badinot. En 1919, Alexandre Berthon n’était pas candidat aux élections municipales ; trop âgé ou décédé ?

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article189853, notice BERTHON Alexandre (dit BERTHON-LANDUREAU) par Jean-Luc Labbé, version mise en ligne le 23 février 2017, dernière modification le 28 novembre 2022.

Par Jean-Luc Labbé

SOURCES : Arch. Dép. Indre. — Journaux socialistes de l’Indre 1904-1912. — État civil.

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