BORDERIE Jacques, Ferdinand [dit Ferdinand Boldoni] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Dominique Petit

Né le 24 juillet 1874 à Sarlat (Dordogne) ; célibataire ; ouvrier peintre demeurant 10 rue Louis Blanc à Saint-Ouen (Seine, Seine-Saint-Denis) ; anarchiste parisien et colporteur de journaux et brochures.

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Ferdinand Borderie avait été accusé de vagabondage le 13 novembre 1889, devant le tribunal d’Amiens où il fut acquitté comme ayant agi sans discernement et remis à ses parents. Il était arrivé à Paris en 1892, venant de Bordeaux où habitaient ses parents.
Durant les quelques jours qui ont précédé l’exécution de Vaillant, Borderie et son frère Raoul, se rendaient régulièrement chaque nuit place de la Roquette pour assister à l’exécution. Leur intention était de crier quand le condamné apparaîtrait Vive Vaillant ! Vive l’anarchie ! Pour lui donner du courage.

Borderie travaillait avec son frère chez Maire, peintre émailleur à Saint-Ouen où ils gagnaient 8 francs par jour.

Au mois de février 1894, les frères Borderie avaient été chargés par la rédaction de la Révolte de la distribution de brochures anarchistes.

Le 28 février 1894, le préfet de police délivrait un mandat de perquisition et d’amener à l’encontre des frères Borderie.

Le 1er mars 1894, le commissaire de police de Saint Ouen se présentait au domicile des deux frères qui occupaient une chambre garnie, au rez de chaussée.
Lors de la perquisition, il avait été saisi cinq affiches anarchistes, deux paquets de brochures et journaux anarchistes et deux fausses barbes.

Les deux frères étaient conduits au Dépôt. Le 2 mars, ils étaient inculpés de participation à une association de malfaiteurs. Ils étaient incarcérés à la prison de Mazas. Ferdinand était libéré le 4 juin 1894.

Le 30 juin 1894, un nouveau mandat de perquisition et d’amener était délivré par le préfet de police. Lors de la perquisition, Ferdinand Borderie était absent, ayant quitté l’hôtel depuis la veille, en compagnie de Jean Louis Paget, ancien locataire et anarchiste lui aussi avec qui il travaillait depuis 15 jours.

Le 27 juin 1895, le juge d’instruction délivrait une ordonnance de non lieu.
Il figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes au 31 décembre 1896. Il fut rayé de la liste des anarchistes le 18 juin 1900. Son dossier à la Préfecture de police portait le n°75.879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article189986, notice BORDERIE Jacques, Ferdinand [dit Ferdinand Boldoni] [Dictionnaire des anarchistes] par Dominique Petit, version mise en ligne le 27 février 2017, dernière modification le 19 novembre 2021.

Par Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

SOURCES : Arch. de Paris D.3 U6 carton 50. — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine — Archives de la Préfecture de police Ba 1500

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément