CATUSSE Guy, Robert, Henri

Par Jacques Girault

Né le 2 mars 1940 à Decazeville (Aveyron), mort le 8 octobre 2012 à Toulouse (Haute-Garonne) ; professeur ; militant du SNES ; militant communiste dans le Tarn-et-Garonne ; conseiller de la région Midi-Pyrénées.

Fils d’un mineur, Guy Catusse reçut les premiers sacrements catholiques. Après une scolarité à Carmaux (Tarn), titulaire du baccalauréat en 1959, étudiant à la Faculté des Lettres de Toulouse, reçu aux IPES en 1962, il obtint une licence de lettres à la Faculté des lettres de Toulouse. Réformé, il n’effectua pas de service militaire. Après avoir été éclaireur, il s’engagea dans les activités des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active aux festivals d’Avignon et de Carcassonne.

Il se maria exclusivement civilement en mars 1963 avec Hélène Marroze-Lauga, fille d’une institutrice, professeur, membre du Parti communiste français. Ils eurent un fils puis divorcèrent en 1984.

Reçu au CAPES de lettres en 1964, Guy Catusse, après une année à l’École normale d’instituteurs de Montauban (Tarn-et-Garonne), devint professeur de lettres au collège de Castelsarrazin (Tarn-et-Garonne). Membre du Syndicat national de l’enseignement secondaire depuis 1963, secrétaire de la section syndicale de son établissement, il fut nommé à la fin des années 1960 au collège d’enseignement secondaire Ingres à Montauban. Il devint membre du bureau de la section départementale du SNES au début des années 1970.

A Toulouse, il milita à l’Union des étudiants communistes. Membre du PCF depuis 1964, Catusse, rédacteur du mensuel communiste Les Nouvelles, entra au comité de la fédération communiste en 1965. Il devint responsable fédéral à l’éducation à partir de 1970 puis entra au secrétariat fédéral en 1971 jusqu’en 1979. Responsable de la propagande, membre du bureau fédéral jusqu’en 1985, il suivit les cours de l’école centrale du PCF d’un mois en juillet 1971.

Lors des élections législatives de 1973, Guy Catusse, candidat communiste dans la première circonscription (Montauban), obtint 5 169 voix (troisième position) sur 56 470 inscrits. A nouveau candidat aux élections législatives en 1978, il arrivait à nouveau en troisième position avec 8 084 voix sur 65 248 inscrits. Candidat au Conseil général dans le canton de Montauban Sud-Est en 1973 (628 voix, 4eme) et en 1979 (786 voix, 4eme), il fut aussi pendant un mandat conseiller de la région Midi-Pyrénées.

En 1984, Catusse obtint sa mutation professionnelle pour Paris où il travailla au GRETA de Paris-Nord dans la formation continue des adultes, comme formateur, puis comme formateur de formateurs jusqu’à sa retraite en 1999.

Membre du PCF jusqu’à la fin des années 1980, il continua à voter communiste.

Membre du Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire à l’EHESS, où il participa jusqu’en 2011 aux travaux du groupe sur le premier XVIIeme siècle et sur le baroque. Il assura la mise en ligne de la revue Baroque pour les actes des Journées internationales du baroque organisées à Montauban par Félix-Marcel Castan. Il s’intéressait aussi au théâtre et à l’art baroque depuis le XVIIeme siècle.

Il se remaria en juin 2008 à Paris (XIVeme) avec une professeur d’Université Nadine Picaudou. Cette dernière publia un ouvrage sur son mari aux éditions Arcane (Tarbes, Hautes-Pyrénées).

Ses obsèques civiles se déroulèrent à Nabirat (Dordogne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19005, notice CATUSSE Guy, Robert, Henri par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 13 septembre 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Divers sites Internet. —Renseignements fournis par son épouse. — Notes d’Alain Raynal. — Nadine Picaudou-Catusse, J’ai pris des trains dans l’hiver, Éditions Arcane 17, 2016 , 159 p.

Œuvre : Articles dans les {Cahiers du Centre de recherches historiques}.

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