CAUSEL Frédéric, Albert, Marie, Constant

Par Jacques Girault

Né le 29 avril 1913 à L’Hermenault (Vendée), mort le 10 mars 1963 à Fontenay-le-Comte (Vendée) ; instituteur en Vendée ; militant syndicaliste du SNI ; militant communiste.

Fils d’un vétérinaire, Frédéric Causel fut élève-maître à l’Ecole normale d’instituteurs de La Roche-sur-Yon (Vendée) d’octobre 1930 à février 1935. En cours de scolarité, il séjourna au sanatorium des instituteurs de Sainte-Feyre (Creuse). Il s’y maria le 17 avril 1936 avec Marie-Rose, Rosemire, Aurélie Lentiez, née à Denain (Nord), le 14 mars 1915, également au sanatorium. Déclarée sans profession, elle était la fille d’un maçon.

Frédéric Causel, revenu à l’ENI, effectua une suppléance d’un mois à Tallud-Sainte-Gemme (avril-mai 1936) et termina l’année scolaire à Saint-Mars-La Réorthe. Après une année comme instituteur à Mouilleron-en-Pareds, il obtint son certificat d’aptitude pédagogique ; avec son épouse, il obtint un poste double à Souil, hameau de Saint-Pierre-le-Vieux, d’octobre 1937 à 1958 (selon son dossier à l’inspection académique) ou 1961 selon Ouest-France.

Frédéric Causel enseignait dans la classe des grands alors que son épouse Marie-Rose faisait classe aux petits. Elle initiait à la musique le jeudi après-midi bénévolement. Le mari cultivait le jardin, effectuait des travaux de menuiserie et s’occupait d’apiculture. Pendant la guerre, ils hébergèrent la fille d’Odette et Alfred Roux, instituteurs communistes à Aziré-de-Benet. Ils cachèrent quatre enfants juifs hébergés chez des habitants du village.

Le couple adhérait au Parti communiste français. Frédéric Cauzel, en 1948, créa l’amicale laïque et obtint la construction d’une salle des œuvres scolaires.

Lors des élections du bureau national du Syndicat national des instituteurs, pour la première fois à la proportionnelle, il figurait parmi les vingt candidats sur la liste « Pour un syndicalisme indépendant démocratique et efficace » conduite par Paul Delanoue. Le 28 décembre 1947, avec 208 voix, il ne fut pas élu.

Après son départ de Souil, le couple enseigna à Fontenay-le-Comte dans l’école des Jacobins dirigée par Frédéric Causel, où il obtint peu après un congé de maladie.

En novembre 1989, une plaque commémorative fut placée sur le mur de l’école de Souil. En septembre 2016, fut organisée une cérémonie, avec pose d’une nouvelle plaque à l’entrée de l’école, pour honorer le comportement du couple pendant la Seconde Guerre mondiale.

Marie-Rose Causel décéda le 17 mars 1980 à Niort (Deux-Sèvres).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19034, notice CAUSEL Frédéric, Albert, Marie, Constant par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 27 janvier 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Vendée, 1121 W 144. — L’Ecole libératrice. — Ouest-France, 12 septembre 2016.

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