LAUNAY Léon, Mathurin [Pseudonyme dans la Résistance : Théo]

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 8 août 1921 à Pontivy (Morbihan), fusillé après condamnation à mort le 28 juin 1944 à Port Louis (Morbihan) ; serrurier ; résistant ; FTPF-FFI.

Léon Launay
Léon Launay
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis

Léon Launay était le fils de Vincent Marie Launay, tailleur, et de Marie Mathurine Le Hellaye, couturière. Célibataire, il était domicilié à Pontivy où il exerçait la profession de serrurier.

Il adhéra au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France en décembre 1942. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il rejoignit le maquis à Saint-Barthélémy le 29 octobre 1943 et s’engagea sous l’identité de Théo Le Strat, né et domicilié à Bubry (Morbihan), dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF), au sein du 4e Bataillon FTPF ou Bataillon Casanova devenu le 4e Bataillon FFI (Forces française de l’intérieur) du Morbihan commandé par Jean Rucard. Il était à la tête de la 3e compagnie-groupe de Pontivy (Morbihan).
Le 21 mai 1944 à l’aube, dans le village de Kerbrégen en Plumelin (Morbihan), où le groupe de Pontivy avait établi son cantonnement, des soldats allemands conduits par un gendarme français sous la contrainte, surprirent des FTPF qui se reposaient dans le grenier de la ferme de Madame Offredo, épouse d’un prisonnier de guerre. Ange Horel, résistant originaire de Kéryado (Morbihan), fut abattu sur place. Léon Launay, Henri Gaillard et Gabriel Le Goff de Pontivy ont été faits prisonniers, détenus à Pontivy et à Vannes, puis transférés le 31 mai 1944 dans la citadelle de Port-Louis. Condamné à mort pour sabotages de voies ferrées, il y a été fusillé le 28 juin 1944.
Séraphine Offredo fut condamnée à seize mois de prison, qu’elle purgea en Allemagne.

L’acte de décès dressé sous le numéro 80 en mairie de Port-Louis le 23 décembre 1945, constatait le décès d’un individu dont l’identité n’a pu être établie et dont le corps a été retrouvé le 18 mai 1945 au stand de tir de la citadelle. Un jugement de rectification du tribunal civil de première instance de Lorient (Morbihan) daté du 7 mai 1946, transcrit le 7 juin 1946 sous le numéro 17 à l’état-civil de Port-Louis, déclare que « cet inconnu a été identifié par son père Vincent Launay et Charles Le Hir comme étant le nommé Launay Léon ». Cette identification a fait l’objet d’un procès-verbal dressé le 14 mars 1946 par le Brigade de gendarmerie de Port-Louis qui déclare que le corps numéro 17 a été reconnu comme étant celui de Léon Launay par son père et Charles Le Hir, incarcéré à Port-Louis avec Léon Launay.

Léon Launay est inhumé dans le carré militaire du cimetière de Pontivy, carré 2, rang 1, tombe 17, tombe qui jouxte celle d’Henri Gaillard.

Il a été reconnu « Mort pour la France » et a été homologué FFI avec le grade de sergent. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume en 1951, ainsi que le titre de Combattant volontaire de la Résistance en 1952, et la Médaille de la Résistance par décret du 19 août 1953, publié au JO du 25 août 1953.

Dans le Morbihan, le nom de Léon Launay est inscrit sur le mur du mémorial des fusillés de la citadelle de Port-Louis.
À Pontivy où une rue porte son nom, iI figure sur la stèle « Guerre 1939-1945 » du monument aux morts.
À Plumelin, il est gravé sur la stèle de Kerbrégen.
À Moréac, il figure sur la plaque dédiée au « 4e Bataillon - 3e Cie (FTPF) » du monument de Porh-Le Gal.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article190615, notice LAUNAY Léon, Mathurin [Pseudonyme dans la Résistance : Théo] par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 20 mars 2017, dernière modification le 27 avril 2022.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Léon Launay
Léon Launay
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis
Sur la stèle de Kerbrégen en Plumelin
Sur la stèle de Kerbrégen en Plumelin
Sur le monument aux morts de Pontivy
Sur le monument aux morts de Pontivy
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Dans le carré militaire du cimetière de Pontivy
Dans le carré militaire du cimetière de Pontivy
Sur le monument de Porh Le Gal en Moréac
Sur le monument de Porh Le Gal en Moréac
SOURCE  :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : Arch. Dép. du Morbihan, 2 W 15919, crimes de guerre 1944-1946 (fosses, exhumations). — AVCC, Caen, AC 21 P 261 590 (dossier « Victime civile ») et 21 P 587 052 (dossier « Résistant »). — SHD, Vincennes, GR 16 P 341878. — Arch. Dép., Morbihan, 1840 W 6, fonds ONACVG-56. — Centre d’animation historique du pays de Port-Louis (photo). — Ami entends-tu... , ANACR-56 (photo), n° 112, 1er semestre 2000. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — " Les Martyrs de la citadelle de Port-Louis ", Chroniques Port-Louisiennes, juillet 1995. — René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944 et Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — Mémorial GenWeb. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Pontivy (acte de naissance) ; Port-Louis (acte de décès).

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