LE COZ Jean, Mathurin

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 12 février 1921 à Scaër (Finistère), fusillé après condamnation à mort le 22 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan) ; ferblantier ; résistant ; FTPF-FFI.

Jean Le Coz était le fils de René Le Coz et de Marie Angèle Le Breton, cultivateurs à Créménet en Scaër (Finistère). Célibataire, il était domicilié chez ses parents et exerçait la profession de ferblantier.

Il rejoignit en mars 1944 les Francs-tireurs et partisans français au sein du groupe FTPF de Scaër (Finistère). Au cours de la nuit du 10 au 11 juin 1944, il a été fait prisonnier dans une embuscade au retour d’une mission de ravitaillement au lieu-dit Drolou en Scaër avec ses camarades François Mahé et Jean Coré, et fut incarcéré à Quimperlé (Finistère) dans la prison dite du Bel Air installée dans l’ancien couvent des Ursulines devenu aujourd’hui le collège Jules Ferry.

Selon les archives allemandes déposées à Arolsen en 1971, il a été condamné à mort le 20 juin 1944 à Quimperlé pour activité de franc-tireur par le tribunal militaire allemand de la 265e Division d’infanterie, en même temps que Jean Coré, Yves Le Jan, Joseph Le Meste, Joseph Le Solliec, Pierre Morvan et François Mahé. Transférés dans la citadelle de Port-Louis, ils y ont été fusillés le 22 juin 1944.

Après la disparition d’un de ses chefs, François Le Daëron, [pseudonyme dans la Résistance : Louis d’Or], condamné par le tribunal militaire de la 265e Division d’Infanterie de Quimperlé et fusillé le 15 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan), le groupe FTPF de Scaër commandé par le sous-lieutenant Jean Le Guiff a pris le nom de Bataillon Louis d’Or et a été intégré aux Bataillons de Quimper.

L’acte de décès numéro 36 dressé en mairie de Port-Louis le 18 juillet 1945, déclare que le corps de Jean Le Coz a été retrouvé parmi les soixante-neuf corps découverts le 18 mai 1945 dans les décombres du stand de tir de la citadelle de Port-Louis, et qu’il a été identifié le 14 juin 1945.

Jean Le Coz obtint la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Il a été décoré de la Croix de guerre à titre posthume et le titre d’Interné-résistant lui a été attribué en 1956.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Le Coz est inscrit sur le mur du mémorial des fusillés de la citadelle de Port-Louis.
Dans le Finistère, à Scaër où une rue porte son nom, il figure sur le monument aux morts communal et sur la stèle commémorative 1939-1945.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article190621, notice LE COZ Jean, Mathurin par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 20 mars 2017, dernière modification le 22 novembre 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : AVCC, Caen, 21 P 72 072 et AC 21 P 474 377. — SHD, Vincennes, GR 16 P 351260. — Arch. Dép. Morbihan, 2 W 15 920. — Mémorial GenWeb. — Site des Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Port-Louis (acte de décès).

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