LE DUIGOU René, Alain, Louis, Marie

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 3 octobre 1922 à Querrien (Finistère), fusillé après condamnation à mort le 11 ou le 12 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan) ; étudiant ; résistant ; Front national de lutte pour la libératiojn et l’indépendance de la France.

René Le Duigou
René Le Duigou
SOURCE : Dossier AVCC

René Le Duigou était le fils de René Le Duigou, et de Catherine Joséphine Le Gallic, cultivateurs à Kernone en Querrien. Célibataire, étudiant à l’Institut agricole de Beauvais (Oise), il était revenu chez ses parents et participait aux travaux de la ferme.

Selon une attestation signée par le sous-lieutenant Auguste Furic en 1954, domicilié à Bannalec (Finistère), René Le Duigou adhéra au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France au mois d’août 1943 et rejoignit le maquis.

Selon une lettre adressée le 10 août 1963 par le préfet du Finistère au directeur interdépartemental des Anciens combattants et victimes de guerre à Rennes (dossier AVCC de François Henriot), René Le Duigou, François Le Gallic et François Henriot qui appartenaient tous les trois à l’Harmonie des Paotred de Querrien, leur commune de résidence, avaient rejoint un groupe de résistants de Lanvénégen (Morbihan).
Au cours de la nuit du 23 au 24 mai 1944, le village de Kernone en Querrien a été cerné par des soldats allemands. Ils ont été arrêtés et eux seuls, à leur domicile, sans doute sur dénonciation, et ont été incarcérés à Quimperlé (Finistère) dans la prison dite du Bel Air installée dans l’ancien couvent des Ursulines devenu aujourd’hui le collège Jules Ferry.

Selon les archives allemandes déposées à Arolsen en 1971, René Le Duigou a été condamné à mort le 9 juin 1944 pour activité de franc-tireur par le tribunal militaire allemand de la 265e Division d’infanterie de Quimperlé, en même temps que Fernand Evennou, François Henriot, François Le Gallic, Jean Le Meste, Georges Le Moëne, Louis Mahot, André Mauvaise, Jean Morlec, Lucien Perron, Georges Poulhalec et Joseph Riou. Transférés dans la citadelle de Port-Louis, ils y ont été fusillés les 11 et 12 juin 1944.

L’acte de décès numéro 54, dressé en mairie de Port-Louis le 3 août 1945, déclare que le corps de René Le Duigou a été retrouvé parmi les soixante-neuf corps découverts le 18 mai 1945 dans les décombres du stand de tir de la citadelle de Port-Louis, et qu’il n’a été identifié que le 2 août 1945.

René Le Duigou a obtenu la mention « Mort pour la France ». Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume en 1955.

Dans le Morbihan, le nom de René Le Duigou est inscrit sur le mur du Mémorial des fusillés de la citadelle de Port-Louis.
Dans le Finistère, il est gravé sur le monument aux morts de Querrien.
Dans l’Oise, il figure sur l’Annuaire des anciens élèves de l’Institut agricole de Beauvais.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article190623, notice LE DUIGOU René, Alain, Louis, Marie par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 20 mars 2017, dernière modification le 24 octobre 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

René Le Duigou
René Le Duigou
SOURCE : Dossier AVCC
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le monuments aux morts de Querrien
Sur le monuments aux morts de Querrien
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : Arolsen-International Center on Nazi Persecution, archives allemandes versées le 14 juillet 1971 : liste des personnes arrêtées, jugées et condamnées en mai et juin 1944. — AVCC, Caen, 21 ,P 474 544 (photo). — SHD, Vincennes, GR 16 P 352504. — " Les Martyrs de la citadelle de Port-Louis ", Chroniques Port-Louisiennes, juillet 1995. — Mémorial GenWeb. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Port-Louis (acte de décès).

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