GEFFROY Aline, Paulette, épouse LAMBOURG

Par Pierre Alanche

Née le 26 janvier 1942 à Boulogne-Billancourt (Seine, Hauts-de-Seine) ; ingénieur école polytechnique féminine ; ingénieur dans l’industrie électronique ; militante ACGE, JEC, MCC ; militante CFDT, déléguée du personnel ; militante associative.

Aline Geffroy avec de gauche à droite Michel Lambourg, Pierre Alanche et Maurice Allézy en 2011

Fille de Roger Geffroy et d’Henriette Hayes, Aline Geffroy avait une sœur aînée, Claudine née en 1939. Son père, fils de cultivateur et cultivateur lui-même jusqu’à son mariage, fut ensuite contrôleur dans l’aviation mais dut s’arrêter, atteint par la sclérose en plaque. Sa mère, sans profession, devint alors femme de ménage puis « aide à tierce personne » (statut donné par la Sécurité sociale, reconnaissant son rôle indispensable au côté de son mari handicapé, avec une maigre indemnité), quand l’invalidité fut reconnue par la Sécurité sociale. Ses parents étaient sans engagement connu. Anticléricaux, ils s’interrogeaient sur l’existence de Dieu, ce qui ne les a pas empêchés de faire baptiser leurs filles et de les inscrire au catéchisme à Rion-des-Landes (Landes) pour qu’elles soient comme leurs amies.

Aline Geffroy alla à l’école primaire à Boulogne-Billancourt (Seine, Hauts-de-Seine) jusqu’en 1950, puis à Rion-des-Landes où la famille avait déménagé. Elle poursuivit ses études secondaires comme interne au collège public de Dax (Landes) de la sixième à la quatrième, puis de la troisième à la terminale par correspondance en région parisienne (à Orgeval où la famille avait déménagé) pour assurer une présence auprès de son père de plus en plus dépendant alors que sa mère était ouvrière agricole travaillant au noir chez des maraîchers. Elle réussit son baccalauréat (mathématiques élémentaires) en 1960. La même année elle fut reçue au concours d’entrée à l’École polytechnique féminine (EPF) d’où elle sortit en 1964, major de sa promotion. Elle suivit en parallèle les cours à la faculté d’Orsay puis de Paris où elle obtint les certificats de MGP (mathématiques générales et physique) en 1962, Mathématique 1 en 1963 et Mathématiques 2 en 1964. De 1964 à 1965, elle obtint le diplôme de l’Institut de mathématiques appliquées de Grenoble (mention TB). En 1966, elle prolongea sa formation à la faculté d’Orsay avec le certificat de mécanique qui complétait la maîtrise de mathématique. La même année, elle débuta sa carrière professionnelle au laboratoire de physique théorique d’Orsay qu’elle quitta au bout de neuf mois, jugeant le travail sans intérêt. De 1966 à 1988, elle travailla chez Alcatel à Montrouge (Hauts-de-Seine) puis à Arcueil (Val-de-Marne) qui devint par la suite CIT-Alcatel, puis Sintra-Alcatel puis Thomson-Sintra. Le management calamiteux de ce dernier avatar de l’entreprise la contraignit à démissionner. Pendant toutes ces vingt-deux années, elle dut concilier son activité professionnelle et celle de mère d’une famille. Elle vit ses responsabilités s’accroître jusqu’à devenir chef de service, chef de projet et maître d’œuvre et dut se battre constamment pour obtenir le travail à temps partiel et les aménagements qui rendaient compatibles vie de travail et vie de famille. Après son départ de Thomson, elle travailla chez AERO à Paris, puis SECTOR aux Ulis (Essonne), ARISTE à Antony (Hauts-de-Seine), des petites sociétés de haute technologie.

Au cours de ses études secondaires Aline Geffroy avait découvert la JEC au collège de Dax grâce à l’aumônerie et, dans la continuité, participa aux activités de l’ACGE (Action catholique en grande école) à l’École polytechnique féminine et du MCC (Mouvement de cadres chrétiens) pendant les premières années de son activité professionnelle.

Elle adhéra à la CFDT en 1966, au syndicat de construction électrique électronique de la région parisienne dès son arrivée à Alcatel. Elle fut élue déléguée du personnel en 1967 et, en 1968, elle fit partie de l’équipe de négociation des accords de fin de conflit avec Rémy Allanos, Maurice Allezy, Pierre Alanche*, l’ensemble des établissements d’Alcatel région parisienne étant en grève avec occupation. Elle fut déléguée syndicale chez ARISTE de 1995 à 2000, adhérente du BETOR-CFDT de la Fédération des services.

Elle adhéra au PS en 1972, participant à la vie de la section et aux campagnes électorales.

Après 1970, elle ralentit ses activités syndicales. Elle consacra son activité militante aux parents d’élèves, aux associations de quartier et à l’action humanitaire, aux unions de quartiers à Meudon-la-Forêt à partir de 1969, à l’Association de parents d’élèves (FCPE) de 1973 à 1987 à Meudon-la-Forêt et de 1988 à 1991 à Chaville (elle présida l’Union locale à deux reprises). En 1984 elle participa à la création avec des amis de l’association Quebracho qui finançait des centres nutritionnels au Pérou pour des enfants des bidonvilles de Trujillo et devint responsable du site internet en 2008. Depuis 2000, dans le cadre de l’association Maurice Giuliani (Paris) elle participa à l’accompagnement spirituel ignacien de groupes de quatre ou cinq personnes et elle anima le groupe œcuménique Antioche à Chaville à partir de 2002 (cinq confessions, sept paroisses),

Elle épousa Michel Lambourg, le 6 juillet 1968 à Poissy, le couple eut quatre enfants : Christophe né en 1969, Sébastien en 1972 décédé accidentellement en 1978, Jérôme en 1975, Fabien en 1979.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article191028, notice GEFFROY Aline, Paulette, épouse LAMBOURG par Pierre Alanche, version mise en ligne le 1er avril 2017, dernière modification le 1er avril 2017.

Par Pierre Alanche

Aline Geffroy avec de gauche à droite Michel Lambourg, Pierre Alanche et Maurice Allézy en 2011

SOURCES : Entretiens avec Aline Lambourg, 2 août 2011. — Site : http://www.quebracho.fr/

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