MAYET Jean-Marie

Par Eric Panthou

Né le 12 novembre 1907 à Sainte-Florine (Haute-Loire), mort le le 26 août 1997 ; militant communiste, résistant, déporté à Buchenwald, élu municipal communiste à Aubière (Puy-de-Dôme), membre de la FNDIRP.

Jean-Marie Mayet à son retour de Buchenwald.

Jean-Marie Mayet était manœuvre, marié, père de 3 enfants et habitait Clermont-Ferrand avant guerre. Arrêté en 1941, il déclare avoir adhéré au PCF en 1936 et avoir alors vendu les journaux du Parti.
Mobilisé en septembre 1940, il fut ensuite fait prisonnier et s’évada avec un camarade. Il rejoignit Clermont-Ferrand dans la première quinzaine de juillet 1940.
Il reprit contact immédiatement avec le Parti, en particulier Étienne Néron, le responsable au niveau départemental, qui le chargea de distribuer tracts et journaux clandestins.
C’est son nom figurant sur une liste trouvée sur Néron qui permit son arrestation.
Il distribua sur Clermont-Ferrand et sa banlieue, avec son camarade Charles Jouan, dit Charlot. Il réalisa une collecte fin 1940 en faveur des familles des emprisonnés politiques de la société hydro-électrique d’Auvergne. En décembre 1940, Pierre Marion se joignit au groupe Jouan. Ils utilisaient la cabane de leur ami Givry et imprimaient des tracts. Ils continuaient leurs importantes distributions de tracts en février 1941 et l’arrestation survint le 26 mars 1941 avec Charles Jouan. Marion fut arrêté un peu plus tard. Il fut condamné le 26 septembre 1941 à 6 mois de prison, 5 ans d’interdiction de séjour. Il fut à la suite de son emprisonnement assigné à résidence à Issoire (Puy-de-Dôme).
Jean-Marie Mayet rejoignit alors la Résistance et fut de nouveau arrêté le 22 juin 1943 à Clermont-Ferrand, par les autorités allemandes, interné à la prison militaire de Moulins (Allier). Le 3 septembre 1943 il fut déporté à Buchenwald (Allemagne). Là, il continua à résister, freinant la production. Plus tard, il est intégré à la brigade d’action libératrice qui a permis d’éviter de nouvelles exactions allemandes à la veille de la libération du camp par les Américains.
De retour en Auvergne, il continua de militer au PCF jusqu’à sa mort, appartenant à la cellule d’Aubière. À ce titre, il fut élu municipal de 1965 à 1977. Il s’engagea aussi au sein de la FNDIRP.
Il était chevalier de la Légion d’Honneur, médaillé Militaire, Croix de guerre avec palme, homologué comme membre des groupes de la Résistance intérieure française (RIF).

Il mourut le 26 août 1997.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article191073, notice MAYET Jean-Marie par Eric Panthou, version mise en ligne le 2 avril 2017, dernière modification le 10 septembre 2018.

Par Eric Panthou

Jean-Marie Mayet à son retour de Buchenwald.

SOURCES : SHD Caen, dossier AC 21 P 594990 (non consulté) .— SHD Vincennes, dossier GR 16 P406731 (non consulté) .— Jean-Marie Mayet, “50 ans après”, Bulletin de l’Association française Buchenwald Dora et Commandos, n°218, avril 1991.— Archives départementales du Puy-de-Dôme (AD63) : 1296W75 : Le commissaire de police au commissaire divisionnaire chef de la 2° section, police criminelle, 17 février 1941, Vichy.— AD63 1296W75 : PV interrogatoire Jean-Marie Mayet, 26/01/41.— Notes manuscrites de Champrobert sur Jean-Marie Mayet (archives privées Roland Champrobert, Clermont-Ferrand) .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme 900W45 fiche de renseignements, arrestations mai 1943, préfecture du Puy-de-Dôme .— Nécrologie dans Regards d’Auvergne, bulletin de la Fédération PCF 63, n°399, 5 septembre 1997.— Nécrologie dans Résistance d’Auvergne, n° 107, octobre 1997.

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