GERMANN Georges

Par Jean-Luc Labbé

Né en 1798 à Issoudun (Indre) ; marchand de ferraille ; démocrate socialiste condamné en 1849 et 1852.

Georges Germann, qui avait eu trois enfants était veuf depuis 1846 de la sœur d’Elisa Tourangin, amie intime de G. Sand et dont la famille était issoldunoise. Commandant de la Garde nationale à Issoudun au début de la Seconde République, il était également élu au Conseil d’arrondissement. Condamné en juin 1849 pour sa participation active à La Solidarité Républicaine à six mois de prison, il était également membre de La Jeune Montagne. En appel, le tribunal ajouta un an de privation des droits civiques. Suite au désistement de son pourvoi en cassation, il fut incarcéré en novembre avec Jean-Baptiste Lumet
Suite au coup d’Etat du 2 décembre 1851, les principaux militants furent interpellés les 4 et 5 décembre à Issoudun. Alors qu’il revenait de Paris à Issoudun le 6 décembre par le train de seize heures, Germann fut interpellé sur le quai et, par le même train, conduit à la prison de Châteauroux. Condamné à une expulsion du territoire, il avait alors 53 ans. Un rapport de police précisait : « Chef de la démagogie issoldunoise, fortement compromis, pas dangereux, poltron, a fait des révélations, peur des vengeances ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article191174, notice GERMANN Georges par Jean-Luc Labbé, version mise en ligne le 11 avril 2017, dernière modification le 11 avril 2017.

Par Jean-Luc Labbé

SOURCES : B. Moreau, Marianne bâillonnée, 2002. – Arch. Dép. Indre dont le procès de 1849 sous la cote 2U75. – Arch. Dép. Cher 2U233.

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