GOULIARD Albert, Lucien, (dans la résistance : Lieutenant Albert)

Par Michel Gorand

Né le 14 avril 1915 à Usson-du-Poitou (Vienne), mort au combat le 10 septembre 1944 à Mareuil-sur-Arnon (Cher) ; militaire ; résistant AS de l’Indre, capitaine FFI.

Albert Gouliard était le fils de Lucien, Georges Gouliard et de Marcelle, Geneviève David, son épouse. Albert Gouliard, ancien militaire de carrière dans l’infanterie coloniale où il s’engagea à 19 ans fit un séjour en Indochine ; il était domicilié à Cluis (Indre) en 1944 ; à partir de mars 1944, il créa et fut responsable du sous-secteur « Armée secrète » (AS) de Cluis, du groupe Indre-Est (GIE) ; en mai il fut recherché par la Gestapo. Lieutenant « Albert » dans la résistance, puis Capitaine des Forces françaises de l’intérieur (FFI) commandant la 7ème compagnie du 3ème bataillon du Génie. À partir du 9 juin 1944, avec son groupe de maquisards, ils exécutèrent de nombreuses coupures de voies sur la ligne Paris Toulouse et firent sauter de nombreux ponts routiers. Le 20 juin, le maquis de Cluis fit sauter 3 machines à la gare d’Argenton-sur-Creuse.
Avec son adjoint André Leroy, ils firent prisonnier, le 9 août 1944 à Cluis, le général Berlon, commandant le 1er Régiment de France, qui se rendait de Châteauroux à Eguzon et l’amenèrent au PC du Lieutenant-colonel Robert Vollet, commandant le groupe Indre-Est de l’AS. Du 26 août au 10 septembre, la 7e Compagnie du 3e Bataillon, commandée par le Capitaine Gouliard fut appelée à engager de multiples embuscades et combats sur la rive gauche du Cher empruntée par des convois allemands en retraite vers l’Est de la France. Le 10 septembre, Albert Gouliard et quelques éléments de la 7e compagnie furent aux prises avec les derniers éléments d’une colonne allemande dans la région de Ségry (Indre) et Gouliard fut blessé mortellement sur la route d’Issoudun à Mareuil-sur-Arnon ; il fut transporté à l’hôpital, Faubourg de la Chapelle du Pont à Issoudun ce 10 septembre 1944 où il mourut à 22h, jour où le général allemand Elster signa sa reddition à Issoudun.
Marié à Julia Renée Guimbaud, avec qui il eut un fils aussi prénommé Albert (1940-2000) ; déclaration de décès de Fernand Vuillard, Économe des Hospices, domicilié à l’hôpital d’Issoudun, Faubourg de la Chapelle du Pont ; transcription du décès à Cluis le 15 décembre 1944 ; Inhumé à Cluis en 1944 puis transféré, le 6 novembre 2000, à Usson-du-Poitou. Reconnu « Mort pour la France », note du Secrétariat général des Anciens combattants du 28 juin 1945. 
Stèle érigée en 1948 à Cluis, près de la gare « Au Capitaine FFI Albert Gouliard, et à ses camarades », son nom figure sur le monument aux morts de Cluis et sur celui d’Usson-du-Poitou ; son nom est également inscrit sur la plaque, dédiée « à ses glorieux maquisards », et installée sur la place de la Libération à Issoudun.
Les morts du maquis de Cluis (août-septembre 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article191522, notice GOULIARD Albert, Lucien, (dans la résistance : Lieutenant Albert) par Michel Gorand, version mise en ligne le 19 avril 2017, dernière modification le 13 août 2021.

Par Michel Gorand

Pour rendre hommage au Capitaine Gouliard, une stèle fut dressée sur le lieu même où il fut blessé mortellement, à la sortie de Mareuil-sur-Arnon ( D 14), route de Châteauneuf-sur-Cher.

SOURCES : registre des décès de Cluis et n°237 du registre des décès d’Issoudun. — Souvenirs de Georges Pirot. — Souvenirs de Robert Vollet, commandant le groupe Indre Est de l’AS dans Résistance Indre et vallée du Cher de G.Guéguen-Dreyfus et B Lehoux (1972). — E Dervillers et G Langlois, Le 1er Bataillon du Groupe Indre Est des FFI, 1994. — Gaston Langlois, Résistance 1940-1944, 1990. — Pierre Brunaud, Argenton-sur-Creuse dans la guerre, 2008. — Le Bazooka, 14 octobre 1944.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément