BAUDEQUIN Denis, Louis, André

Par Gérard Montant

Né le 27 décembre 1946 au Bourget (Seine-Saint-Denis) ; professeur de lycée d’enseignement professionnel ; militant du SNETP-CGT et de la CGT ; militant du PCF de 1972 à 1993.

Denis Baudequin était l’aîné d’une fratrie de trois enfants de André Baudequin, cheminot, adhérent à la CGT, sympathisant communiste, et de Louise Durmord concierge, sympathisante communiste. Il fréquenta l’école primaire jusqu’à l’âge de 11 ans (Le Bourget et Drancy la dernière année), le collège Pierre Sémard de Drancy où il obtint le certificat d’étude primaire et le BEPC. En 1965 il obtint le Brevet Supérieur d’études comptables au lycée Turgot à Paris. Il poursuivit ses études dans le même lycée et obtint en 1967 un BTS d’études comptables.

En 1968 il intégra l’École Normale Nationale d’Apprentissage et obtint en 1969 son certificat d’aptitude à l’enseignement technique.

Denis Baudequin épousa le 15 avril 1972 à Pantin (Seine-Saint-Denis) Michèle, Rosalie, Raymonde Lefèvre, infirmière de bloc opératoire. Ils eurent deux filles.

Denis Baudequin entra dans la vie active en 1967 comme non titulaire de comptabilité économie au lycée technique, avenue Jean Jaurès dans le XIXe arrondissement de Paris puis au lycée Vuillaume dans le XVe arrondissement. Il rejoignit le SNES au cours de cette année scolaire 1967 /1968.

A sa sortie de l’ENNA, il fut affecté au lycée de Goussainville (Val d’Oise) à partir du 1er septembre 1968. Il resta rattaché à cet établissement jusqu’en 2008. En 1970 il intégra, en position de détachement, les Maisons internationales de la Jeunesse dont l’objectif était d’organiser des voyages scolaires et où il eut en charge les contacts avec les comités d’entreprises pour des séjours de jeunes dans les pays européens. En désaccord avec la gestion de l’association, il réintégra à sa demande son poste en 1972.

Sur le plan syndical, Denis Baudequin adhéra au Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel-CGT en 1968. Il fut secrétaire de la section syndicale du SNETP-CGT du lycée de Goussainville de 1973 à 1982 et élu au conseil d’administration de l’établissement jusqu’en 1986. De 1973 à 1982, il assuma la responsabilité de secrétaire départemental du SNETP du Val d’Oise, et membre de la commission exécutive de l’Union départementale CGT du Val d’Oise de 1980 à 1984. En 1982 il assuma la responsabilité principale de secrétaire régional CGT de l’académie de Versailles, responsabilité qu’il abandonna en 1989. Il rejoignit la direction nationale du SNETP comme membre de la commission exécutive en 1979 jusqu’en 1987 puis de l’Union nationale syndicale de l’Éducation nationale-CGT (succédant au SNETP) jusqu’en 2008. Dans la direction nationale du syndicat, il fut membre du bureau national à partir de 1986 puis administrateur de l’organisation jusqu’en 1998. A cette date il fut élu secrétaire général de l’UNSEN-CGT, remplaçant dans cette responsabilité Michèle Baracat et assuma cette responsabilité jusqu’en 2008, date de son départ en retraite.

Pendant cette période débutant en 1982, il fut en contact régulier avec les services du Rectorat de Versailles, notamment pour assurer le réemploi et l’affectation des maîtres-auxiliaires, régler les questions de titularisation, et défendre la rénovation et le développement de l’enseignement technique et professionnel avec la création de sections répondant aux besoins économiques et sociaux de l’académie. Au niveau national il eut à suivre les questions de statut des professeurs de collèges d’enseignement technique devenus professeurs de lycée professionnel, à conduire les luttes des personnels contre les prétentions de Claude Allègre, Ministre de l’Éducation nationale en 2000 à remettre en cause ce statut, Ces mobilisations qui ont permis de gagner les 18 heures pour tous les PLP sans flexibilisation, ni pondération des horaires de service contribueront à emporter le ministre, contraint à la démission, notamment après la manifestation nationale des PLP qui réunira 16 000 d’entre eux à Paris. Il aura ensuite à négocier sur la filière professionnelle avec Jean Luc Mélenchon devenu délégué à l’enseignement professionnel.

Denis Baudequin eut, à partir de 1995, des responsabilités qui lui ont été confiées par le congrès de la CGT et le bureau confédéral. Ainsi il fut président de la commission financière et de contrôle de la CGT avec l’objectif, entre autres, de rechercher les moyens d’une plus grande l’implication des militants dans les questions du financement des organisations de la CGT et d’assurer toute la transparence nécessaire à celles-ci. Puis sous la responsabilité de Lydia Brovelli, administratrice de la CGT jusqu’en 2001,et de Michel Donnedu ensuite, de construire et d’aider à la mise en œuvre d’un nouveau système de cotisation plus solidaire et plus cohérent. Une fois le nouveau système mis en place, il se vit confier la présidence du comité de gestion de ce système de 2006 à 2016.
Enfin toujours au niveau confédéral, après avoir co-rédigé un rapport sur la situation des militants, premiers responsables des organisations de la CGT, il fut membre entre 2006 et 2014 de la commission confédérale des cadres syndicaux dont l’objectif était de permettre aux militants-es de reprendre une carrière professionnelle après avoir exercé une responsabilité pendant plusieurs mandats.

Sur le plan associatif, Denis Baudequin fut administrateur de la Maison de la jeunesse et de la culture de Drancy de 1966 à 1969 chargé plus particulièrement du ciné-club, responsable de l’activité cinéma au centre culturel de Goussainville de 1969 à 1988. Enfin il fut membre du conseil d’administration d’Émergences, association chargée d’organiser des stages de formation professionnel à partir de 2008, puis président de la dite association à partir de janvier 2016.

Membre de cellule du lycée de Goussainville du Parti communiste français de 1972 à 1988, dans lequel Denis Baudequin n’eut pas de responsabilité particulière, il quitta celui-ci en 1993 à la suite de désaccords concernant à la fois la politique intérieure et la situation internationale. Néanmoins il en resta un sympathisant proche.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article191846, notice BAUDEQUIN Denis, Louis, André par Gérard Montant , version mise en ligne le 30 avril 2017, dernière modification le 30 avril 2017.

Par Gérard Montant

SOURCES : Arch. du SNETP-CGT, de l’UNSEN, de la CGT. — Entretien avec l’intéressé. — Article de presse dans Le Travailleur de l’enseignement technique, « Les amours laborieuses » pp. 249-249, Ediitons IHS. — Montant (Gérard), « Un certain regard » ed. IHS-CGT pp. 227-229.

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