KORENFELD Marie

Par Daniel Grason

Née le 6 octobre 1921 à Paris (XIe arr.), morte en février 1944 à Auschwitz (Pologne) ; résistante de la Main d’Œuvre Immigrée (M.O.I.) ; déportée.

Fille de Meyer Korenfeld, marchand forain, et de Framdla (Fanny) Golombec, sans profession, Marie Korenfeld fut légitimé par le mariage de ses parents le 20 mars 1923 à Paris (XIe arr.). Après l’arrestation de son père Mayer en septembre 1942, elle quitta le domicile familial du 16 rue Chevreul (XIe arr.). Celui-ci avait été déporté par le transport n° 36 le 23 septembre 1942 à destination d’Auschwitz (Pologne). Elle vivait depuis avec son ami Maurice Tournin au10 rue Saint-Nicolas à Paris (XIIe arr.).
Le 26 octobre 1943 des inspecteurs de la BS2 interpellaient Joseph Dawidowicz dit Albert, commissaire politique des FTP-MOI parisien depuis mai 1943. Dans l’un de ses domiciles clandestins, ils saisissaient notamment des listes d’effectifs et un état numérique dactylographié des détachements FTP-MOI. Dawidowicz entraîna dans sa chute l’arrestation de combattants FTP-MOI et de militants de la Main d’Œuvre Immigrée (MOI).
Marie Korenfeld fut arrêtée le 17 novembre 1943 à 11 heures 50 au domicile de Maurice Tournin au 10 rue Saint-Nicolas à Paris (XIe arr.), elle était démunie de papiers d’identité. Du matériel photographique se trouvait dans le logement, elle déclara qu’il appartenait à son ami. Recensée comme Juive, elle ne portait plus l’insigne de tissu « Juif », elle n’allait plus retirer ses cartes d’alimentation en mairie.
Malade elle fut hospitalisée à la fondation Rothschild dans le XIIe arrondissement. Internée au camp de Drancy sous le matricule 11823, elle déposa 130 francs à l’administration du camp le 20 janvier 1944 (reçu n° 7 dans le carnet de fouilles n° 64). Le 3 février 1944 elle était dans le convoi n° 67 dans lequel était Chana Rajman, mère de Marcel et Simon. Dans les wagons de marchandises il y avait 1214 déportés, 985 ont été gazés à l’arrivée, 166 hommes et 49 femmes furent sélectionnés. Quand l’armée Soviétique libéra le camp le 27 janvier 1945, seuls 26 déportés dont 12 femmes avaient survécus aux épreuves. Le nom de Marie Korenfeld a été gravé sur le mur des noms au Mémorial de la Shoah rue Geoffroy-l’Asnier à Paris (IVe arr.).
Marie Korenfeld a été homologuée au titre des Forces Françaises Combattantes (F.F.C.) d’obédience gaulliste et Internée Déportée Résistante.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article192214, notice KORENFELD Marie par Daniel Grason, version mise en ligne le 29 mai 2017, dernière modification le 29 mai 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. GB 137 BS2, PCF carton 15 rapports hebdomadaires des Renseignements généraux sur l’activité communiste du 29 novembre 1943. – Bureau Résistance GR 16 P 322341. – Site internet CDJC. — État civil.

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