CONSTANTY Germain

Par Nathalie Roussarie

Né le 6 décembre 1900 à Courteix (Corrèze) ; chauffeur de taxi ; communiste, membre de la CGTU du syndicat des cochers-chauffeurs ; volontaire en Espagne républicaine ; mort à Paris (Xe arrondissement) le 6 mars 1964.

Fils d’Auguste et Jeanne Mandon, cultivateurs ; Germain Constanty fut marié une première fois en 1924 puis le 13 janvier 1945 à Paris.
Il avait grandit dans une famille d’agriculteurs établie à Recounergue, dans la commune de Sornac (Corrèze). Il fit son service militaire en 1920 dans le 121e régiment d’infanterie et termina avec le garde de sous-lieutenant de réserve. Parti ensuite pour Paris, après une formation de mécanicien dans un garage, il devint chauffeur de taxi. Il avait passé son baccalauréat (première partie), parlait anglais (il avait fait un séjour aux USA en 1918) et lisait l’espagnol. Il écrivait dans Le Réveil des cochers-chauffeurs et La Vie ouvrière.
Germain Constanty adhéra au Parti communiste entre 1922 et 1926 et fut membre de la CGTU du syndicat des cochers-chauffeurs à partir de 1929. Il participa activement aux grèves et manifestations de 1934. Il reprit sa carte en 1936 : il était secrétaire de cellule en 1936-1937 (cellule Saint-Martin G3 1042), membre du Comité de section du 10e arrondissement en 1937-1938, chargé du recrutement pour trois cellules et pour le mouvement Amsterdam-Pleyel.
Arrivé en Espagne le 19 avril 1938, il suivit un entraînement dans un camp d’instruction. Nommé chef de section il remplaça le commandant de compagnie lorsque celui-ci fut blessé. Il était jugé bon camarade, éduqué politiquement, très sérieux, très courageux, sévère mais juste et très énergique. Il combattit sur le front de l’Ebre et d’Aragon. Blessé par plusieurs éclats d’obus dans l’omoplate le 20 septembre 1938 il regagna alors la France, l’Espagne ayant décidé de se séparer de ses volontaires étrangers.
En 1941-1942, il contribua à la formation des premiers groupes de résistants corréziens dispersés autour de Ambrugeat, Davignac et Darnets avec Léon Lanot, André Desassy, Léon Beynel, autour de Guingouin, en constituant des caches d’armes et recrutant de nouveaux combattants. Constanty était toujours prêt pour les missions les plus risquées. Il fut arrêté avec Léon Lanot, Félix Nouaille et Léon Beynel lors d’une réunion au domicile de la famille Beynel. Libéré par un commando FTP lors de son transfert en train entre Ussel et Tulle en mai 1943, devenu clandestin, il prit le commandement du camp « Vincent Faïta » aux Trois-Faux près d’Ussel (Corrèze). Partisan d’un regroupement il y avait réuni, contre l’avis de ses chefs, environ 150 hommes. Le camp fut attaqué et Germain Constanty fut destitué de son commandement par la direction du comité militaire FTP. En bon soldat il accepta le verdict mais s’engagea au printemps suivant dans les maquis de Touraine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article192407, notice CONSTANTY Germain par Nathalie Roussarie, version mise en ligne le 19 mai 2017, dernière modification le 26 mai 2017.

Par Nathalie Roussarie

SOURCES : BDIC : 545.6 1124-1133, mfm 880/10. Maquis de Corrèze, ouvrage collectif, 5e édition, 1995, p.67-76 et p.131. — Paul et Mouny Estrade, Léon Lanot, premier maquisard de Corrèze, Le Puy Fraud, 2011, p. 73, 77, 81, 84. — Archives départementales de la Corrèze, état-civil.

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